jeudi, 01 juin 2017

Situation SIAMU

Le S.L.F.P. ainsi que ses affiliés, se posent plusieurs questions quant au fonctionnement du S.I.A.M.U.

  • Promotions

Il est vrai que sur base de la loi générale anti discrimination, il n’existe qu’une possibilité limitée. Ainsi une différence de traitement directe basée sur l’âge ne constitue pas une discrimination quand elle est justifiée de façon objective et raisonnable par une finalité légitime ou à moins qu’il n’y ait une justification juridiquement acceptable. Ne sommes-nous pas dans le cas d’une justification juridiquement acceptable à cause des 2 conditions préalablement retenues ? Si pas, comment justifier que cela avait été fait pour les promotions précédentes ?

 

    • Qui a donné comme consigne de procéder à un classement par ordre alphabétique et pourquoi ? Quand ces promotions seront-elles effectives (mois et année) ? Pourquoi le classement relatif aux promotions n’est-il pas dans les compétences du service du personnel et confié au secrétariat de la direction ?
    • Suite à la parution des notes de service 2017-084 et 2017-083 relatives aux promotions, le S.L.F.P. a interrogé l’autorité au sujet du classement. Après les critères d’ancienneté de niveau, l’ancienneté de service au cadre du SIAMU, le classement est proposé par ordre alphabétique.
  • Effectif total et effectif de garde dans certains postesA plusieurs reprises, nous avons demandé une augmentation de l’effectif de garde dans certains postes avancés. Au lieu d’augmenter l’effectif de garde, la direction décide de le diminuer dans certains postes tout en rajoutant des véhicules dans le garage. Bizarre comme gestion. On travaille comme les anciens corps de province ? A la demande ? Trop peu de personnel et peur de se l’avouer faute de vision d’avenir pour le S.I.A.M.U. ? Faute d’anticiper l’organisation de réserve de recrutement ? Faute de budget disponible ? La rentabilité est-elle une nouvelle valeur des services d’incendie ? La qualité d’un service au citoyen concernant sa vie ou sa mort est-elle superflue, ainsi que la sécurité des pompiers et de leur matériel ?

En parlant d’avenir

La législation impose au S.I.A.M.U. l’établissement d’un programme pluriannuel de politique générale. La vision est une image ambitieuse de l'avenir et requiert la participation de tous les membres du personnel de la zone, quel que soit leur grade.  

 

Ce programme décrit :

Ce programme exprime la vision du SIAMU pour accomplir ses tâches. 

  • L’organisation administrative, la composition des organes compétent du Conseil de zone et Collège de zone, l’organigramme de la zone (services opérationnels et administratifs), l’organisation opérationnelle (le rôle de garde, l'effectif disponible, la coordination zonale, l'optimalisation du principe d'aide adéquate la plus rapide, les procédures opérationnelles, ...)
  • L’organisation logistique (Plan de répartition des postes et des autres infrastructures, matériel.) A titre d'exemple, il convient de retrouver dans ce point le plan de répartition du matériel, le plan de redéploiement et d'acquisition du matériel, la politique de maintenance, ...
  • Le personnel. A titre d'exemple, il convient de retrouver dans ce point le recrutement, la formation de base, la formation continue, la formation spécialisée, le suivi de stage, les exercices, ...
  • Personnel opérationnel du S.I.A.M.U . Le détail de ce personnel est donné par poste de la zone. Le détail du personnel est également donné par grade. Un état des lieux est réalisé par rapport au plan du personnel.
  • Personnel administratif du S.I.A.M.U. Le détail de ce personnel est donné par poste de la zone et pour les autres infrastructures existantes de la zone. Un état des lieux est réalisé par rapport au plan du personnel.
  • Prévention Il convient de retrouver dans ce point, à titre d'exemple, les objectifs stratégiques, les niveaux de service et les moyens nécessaires en matière de traitement des dossiers de prévention, d'actions de sensibilisation, ...Sans ce programme, l’autorité donnera, encore plus, l’impression de recruter du personnel sans vraiment de motivation mais plutôt pour faire « plaisir » à l’un ou l’autre mandataire ou parti ou encore …..Où se situent les priorités de l’autorité en termes de recrutement ? Dans des spécialistes en communications ? Dans des juristes ? Dans des gardiens de parking ? Dans l’une ou l’autre fonctions ne nécessitant que la bonne provenance et surtout pas la bonne compétence ? Dans l’optique de garder une bonne collaboration, le S.L.F.P. désire donner ses priorités et donner des exemples faciles à trouver vu l’état d’avancement de certains dossiers. Un agent capable de créer une banque de donnée du personnel correcte ne serait pas un luxe ! Passer une annonce sur radio contact ? Je dois prévenir la famille d’un collègue suite à un accident grave, je l’annonce dans les hauts parleurs de la caserne ?L’autorité pense devoir engager combien d’agents administratifs pour, même pas, 1.000 pompiers ? 1 pour 10, 1 pour 5, 1 pour 4, 1 pour 2, ….Quand va-t-on disposer d’un organigramme comportant des noms pour savoir qui fait quoi, qui est responsable de quoi, etc..

 

Tant que l’ensemble de ces documents n’existent pas, aucun engagement n’est justifiable. Comment un Gouvernement peut approuver un plan du personnel sans profil de fonction, description des tâches et organigramme nominatif ?Dans de telles conditions, nous ne pouvons accorder notre confiance ni à notre direction, ni à notre autorité.  

Le S.L.F.P. ne s’oppose pas à des engagements mais demande d’organiser le service et d’ainsi prioriser ces engagements !Les derniers engagements de personnel administratif à des fonctions nouvellement créées sèment le doute dans l’esprit de pas mal de monde. Après la multiplication du nombre d’OIP, de Ministère, de mandataire, de primes ou avantages octroyés à certains fonctionnaires, le doute n’est plus possible, nous assistons à la plus grande campagne de politisation d’un service publique organisées depuis belle lurette ! 

Il est loin le slogan « de bonne gouvernance » La compétence n’est plus le mot d’ordre, seul compte la bonne provenance. 

Je désire connaître la date de ma pension après de bons et loyaux services. Je passe un coup de fils au ministre des pensions ?

Comme responsable d’une garde, j’ai besoin de contacter un maître-chien, un plongeur ou une autre spécialisation, comment dois-je faire ?

Les accords sectoriels signé entre l’autorité et les organisations syndicales ne sont que des déclarations de bonnes intentions permettant d'encadrer les négociations afin de s'assurer que les parties tentent de parvenir à un accord en faisant tout leur possible, et, normalement, en toute bonne foi, mais sans forcément conclure. Nous y sommes !! Où sont les accords de l’accord 2016 ? La statutarisation de certains agents est au point mort !! L’excuse, parce qu’ils en trouvent toujours des excuses : nous sommes en pleine réforme. A chaque Gouvernement, il y a des réformes et rien n’avance, sauf pour leurs poches, leurs copains, leurs avantages. Il ne reste donc plus rien pour le personnel !

Quant aux pompiers, c’est une profession noble. En cas d’incendie, d’accidents de la route ou de catastrophes naturelles, nous pouvons compter sur l’engagement sans faille des hommes et des femmes du feu. Une profession qui n’est évidemment pas sans risques. Mais les dangers ne sont pas toujours aussi visibles. Diverses études montrent que les pompiers encourent un risque très élevé de développer un cancer. La statistique fait peur.

L’étude la plus vaste a eu lieu dans les pays nordiques : l’Islande, la Norvège, la Suède, la Finlande et le Danemark. Pendant 45 ans, 16 420 pompiers masculins ont été suivis. Au total, dans ce groupe, 2 653 cas de cancer ont été identifiés. Dans ces pays, l’espérance de vie moyenne chez les pompiers est inférieure de huit ans environ par rapport à celle des autres hommes.

La surveillance médicale systématique des travailleurs du secteur, actifs et retirés, est capitale pour objectiver l’impact des expositions, conscientiser les intervenants et développer des mesures de prévention adéquates.   Le modèle de nettoyage des équipements de protection individuelle conçu par les pompiers suédois pour mettre fin à la contamination post-intervention montre la voie à suivre.

Le 25 octobre 2012, une journée d’étude a été organisée à Florival, avec, entre autres, des contributions de Luc D’Hondt sur la “santé du pompier” et Kenny De Wolf sur “votre santé après un incendie”. Pour la première fois, une contribution était consacrée à la santé des pompiers belges.

Le 10 décembre 2014 une présentation de Monsieur Tommy Verminck lors d’un forum sur les services d’incendie, a mis en lumière l’espérance de vie plus courte des pompiers.

Le 14 août 2015, le ministre de la Sécurité et de l’Intérieur, Jan Jambon, a publié une circulaire ministérielle relative aux tenues d’intervention des zones de secours.

La Circulaire ministérielle contient des directives sur la manière de gérer les tenues d’intervention. Ainsi, chaque zone est censée constituer un stock de tenues de réserve afin que les sapeurs-pompiers puissent toujours partir en intervention avec une tenue approuvée. Les sapeurs-pompiers sont quant à eux censés signaler tout doute quant à la conformité de leur tenue d’intervention, porter adéquatement leur protection respiratoire et garder leurs équipements de protection individuelle pendant toute la durée de l’intervention, et se doucher après chaque intervention.

En outre, le ministre propose de retirer la tenue d’intervention sur le lieu même de l’intervention au terme de celle-ci, de la placer dans un sac hermétique et de la décontaminer ensuite selon la meilleure méthode disponible.

 

  • Qu’en est-il des conditions d’entreposages des tenues feu de nos pompiers au sein des casernes dans des endroits sec, propre et bien ventilé ?
  • Qu’en est-il des conseils donnés aux pompiers pour retirer rapidement le plus de particules solides dès la fin de l’intervention ?
  • Qu’en est-il des cagoules de rechange et disponible dès la fin de l’intervention ?
  • Qu’en est-il des stocks disponibles dans les différents corps de pompiers ?
  • Qu’en est-il du matériel tel que les lingettes humides distribuées aux pompiers pour se débarbouiller dès la fin de l’intervention ?
  • Qu’en est-il du procédé de décontamination des EPI pour éliminer les matières dangereuses lorsque le nettoyage avancé n’a pas été suffisant ?

Aucune mesure n’est prise pour l’ensemble des problèmes identifiés face à ces risques de cancers chez les pompiers faute de moyens financiers débloqués par les autorités ou tout simplement par manque de communication envers le personnel.

L’entreposage de nos tenues est complètement inadéquat et, dans de nombreux postes, nos tenues sont entreposées dans des garages les exposant encore un peu plus à une contamination par les gaz d’échappement de nos véhicules ! Des tenues de rechanges manquent souvent, les lingettes humides pour se débarbouiller après un incendie doivent être bien cachées car nous ne les trouvons pas, les cagoules de rechange sont, souvent, inexistantes.

Pratiquement aucun lavage en profondeur n’existe et encore moins de procédures de décontamination !

 La priorité des budgets disponibles est ailleurs et certainement pas dans la priorité du bien-être des travailleurs lors de l'exécution de leur travail!!!!!

 Dans de telles conditions, nous ne pouvons accorder notre confiance et ne croyons pas à la bienveillance de notre direction et de notre autorité.

06:14 Écrit par SLFP | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

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