dimanche, 18 juin 2017

Week-end agité

Suite aux évènements de ce 16 et 17 juin, la décision de diminuer le personnel en juillet et en août de 8 hommes à partir de 18H00 est totalement injustifiable. Le but de cette diminution d’effectif n’est que de plus en plus clair, faire des économies.

 Le vendredi 16 juillet, plusieurs incendies ont déjà entamé nos réserves d’appareils de protection respiratoire. Ce même vendredi, un troisième départ incendie à décalé sans officier.

La journée du samedi 17 juillet a prouvé que le manque d’effectif, dénoncé par le S.L.F.P. depuis des mois, est flagrant. Devant les faits, l’autorité ne pourra plus le nier. Deux importants incendies se sont déclarés en journée. Tous les moyens disponibles en caserne ont été engagés. L’effectif de garde à l’Etat-Major était de 52 hommes. Très vite des moyens lourds ont été demandés mais n’ont pas pu être envoyés faute de chauffeur disponible.

 Des hommes en repos ont été rappelés, du personnel de la Croix-Rouge est venus rejoindre nos casernes pour remplacer nos hommes sur les ambulances afin de les récupérer pour armer des véhicules d’incendie.

 A 18H00, il ne restait plus que 19 appareil de protection respiratoire de réserve. Du personnel administratif et technique a été rappelé pour reconditionner nos appareils respiratoires afin d’avoir une réserve suffisante.

 Malgré toutes ces mesures, il manquait encore des secours. En fin d’après-midi, une autopompe a été envoyé pour secours à un blessé sur la voie publique à Watermael-Boitsfort faute d’ambulance disponible. Ensuite, le poste Delta a dû enlevé deux hommes de son secours incendie pour envoyer une ambulance. Le poste U.C.L. est intervenu pour un accident de roulage avec 6 blessés ensuite à dû rejoindre l’Etat-major pour y assurer un départ incendie parce que l’Etat-Major n’en disposait plus.

 Toutes les casernes sont intervenues. Les moyens engagés ont été important. Le Colonel s’est rendu sur les lieux. Des officiers ont dû rejoindre la caserne lors de leurs repos. Du personnel opérationnel et administratif ont également rejoint la caserne, en plein week-end et avant la période de vacances. Que ce serait-il passé en juillet et en août ?

 Après ces évènements, il faudra revoir la politique de recrutement et d’effectif de garde dans les casernes. Depuis des mois, le S.L.F.P. demande un renfort dans les différents postes et casernes. Qui avait raison ? Que va t’on nous sortir comme excuse ?

 Conscient des efforts de la Secrétaire d’Etat au sein du Gouvernement, le S.L.F.P. ne la tient pas comme responsable de cette situation mais bien l’ensemble du Gouvernement. Il faut dégager plus de moyens pour le Service d’Incendie de la Capitale. Il faut une politique de recrutement quasi permanente. Pourquoi doit-on arriver à un recrutement de 90 hommes en 3 mois ? Pourquoi des économies sur le dos d’un service d’incendie qui a prouvé son efficacité et sa disponibilité lors des attentats mais aussi après ces attentats ?

 Si en été nous devons diminuer la capacité de nos secours, le Gouvernement devrait diminuer les risques de danger potentiel supplémentaire. Va-t-il annuler Bruxelles-les-Bains, la foire du midi, le BSF et les festivités du 21 juillet ?

 Est-ce que, en juillet et en août, la défense et la police n’assurera plus la protection des différents ministères, des différentes ambassades, des personnalités qui se déplacent ?

 En période ou chaque jour nous apporte un nouveau scandale financier, ces mesures d’économies de bout de chandelles dans un service de secours est très mal perçu par le personnel.

 Pour terminer, le reconditionnement de notre matériel et de nos véhicules prendra encore des heures et des heures. Dès l’extinction de ces incendies, les pompiers et les agents administratifs qui nous aident, n’ont pas terminé leur travail.

 Pour le S.L.F.P.- A.F.R.C.

  

Labourdette Eric

Dirigeant responsable

06:50 Écrit par SLFP | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

Les commentaires sont fermés.