mardi, 11 juillet 2017

Situation du SIAMU

 

Bruxelles, le 11 juillet 2017

 

Madame la Secrétaire d’Etat

Cécile Jodogne

Botanic Building

Boulevard Saint-Lazare 10

 

B-1210 Bruxelles

 

 

Madame la Secrétaire d’Etat,

  

Le manque d’agents opérationnels n’est plus a prouvé, il faut prendre des décisions afin de ne plus arriver à des situations unique pour un service comme le nôtre.

 Depuis quelques semaines, plusieurs secours incendie ont été envoyés comme ambulance à cause du manque de personnel car, à force de jongler avec plusieurs véhicules, le personnel affecté à la troisième ambulance était en intervention avec un autre véhicule.

 Fin juin, la pompe Delta est envoyée pour personne blessée voie publique par manque d’ambulance disponible.

Le 3 juillet à 09H00, le poste Paul Brien est vide. Une ambulance est supprimée.

Le 7 juillet, poste Paul Brien, 1 malade donc 1 agent envoyé ailleurs. 1 ambulance supprimée ou troisième ambulance à la demande par le personnel du petit service, la pompe envoyée square de Trooz comme ambulance. Le service est à la limite de l’incapacité à remplir sa fonction dans un temps raisonnable.

Le 3 juillet , des collègues ont dû alterner petit service et ambulance devant se présenter souillé après tronçonneuse chez des patients.... tout va bien !

 Régulièrement, au poste Delta, on demande une troisième ambulance et ensuite le véhicule signalisation. Comment faire alors que c’est le même personnel qui est désigné sur la troisième ambulance, le faubourg et le signalisation ?

 A l’Etat-major, des agents sont désignés pour 3 ou 4 services comme au poste Anderlecht !

On jongle de plus en plus. L’excuse du genre : « le salvage ne sort pas souvent » ne tient pas la route. Quand il sort, ce véhicule reste en intervention des heures ! L’un des hommes affecté à 2 ou 3 véhicules est aussi téléphoniste, on enlève un homme pour faire les courses, bref on tricote, on jongle, sans jeu de mot, on joue avec le feu !

 Pourquoi en est-on arrivé là ? Depuis des années, le S.L.F.P. demande une politique de recrutement régulier pour le S.I.A.M.U., depuis des années, le S.L.F.P. demande un plan ou une vision à long terme pour le S.I.A.M.U. Il n’est pas difficile pour un employeur d’avoir une idée des départs annuels en pension, il est donc tout à fait possible de prévoir des recrutements en conséquences des départs.

 A l’Etat-Major, on supprime le camion faubourg, pourtant certains groupement le font encore sortir ! Le petit  service de l’Etat-major doit sortir pour nettoyage voie publique sur un grand axe, normalement le faubourg accompagne en protection.  Comme certaines compagnies exécutent les directives et ont supprimés le faubourg, ils envoient une pompe en protection qui n’est pas équipé pour un balisage.  A Anderlecht, on cumule les fonctions au poste en plus d’assumer les ambulances à l’HSP. A Delta, 2 hommes assument 3 véhicules.

A Paul Brien, pour le même nombre de véhicules que Delta, ils ont 2 hommes de plus.

 

Est-ce qu’un jour le personnel peut espérer une gestion saine des opérations basée sur des éléments concrets ?

 Ce n'est pas pour embêter l'autorité que le S.L.F.P. demande le schéma d' organisation opérationnel et le plan pluriannuel du S.I.A.M.U.

  •  Premièrement ces deux documents sont obligatoires dans chaque zone de secours et au S.I.A.M.U.

 Il s'agit notamment de définir les missions des postes, les missions générales (missions opérationnelles et missions d'appui réalisées par tous les postes de la zone, les missions particulières (missions opérationnelles et missions d'appui réalisées par certains postes de la zone).  Le schéma d'organisation opérationnelle renseigne les responsables hiérarchiques des postes. Les effectifs minimums de garde en caserne ou rappelables par poste sous forme de tableau. Ce schéma renseigne le nombre et le type de véhicules par postes, le déploiement des moyens.

 

  • Deuxièmement, ces documents accompagnés de l'analyse des risques de la Région de Bruxelles-Capitale, des statistiques d' interventions, du taux d' absentéisme, du respect de la loi sur le temps de travail, des heures de formations, etc., permettront de déterminer sur des bases objectives le nombre d'agents dont doivent disposer chaque postes du SIAMU afin non seulement d'assurer un secours optimal à la population mais aussi d'organiser une charge de travail équitable des agents. Ces différents éléments doivent permettre aussi l’élaboration d’un plan du personnel basé sur des éléments concrets.Vous constaterez, Madame la Secrétaire d’Etat, que les revendications du S.L.F.P. repose sur des textes législatifs que, non seulement nous avons négociés au niveau du pouvoir fédéral mais aussi que nous connaissons parfaitement. Nos revendications ne sont pas des « gueulantes » uniquement pour faire plaisir au personnel mais des revendications légitimes.Veuillez agréer, Madame la Secrétaire d’Etat, l’expression de nos salutations syndicales.

Pour le S.L.F.P.-A.F.R.C.

 

 

Labourdette Eric

Dirigeant responsable

07:29 Écrit par SLFP | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

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