vendredi, 14 juillet 2017

SIAMU

Bref regard, sur le respect de la législation et du personnel au S.I.A.M.U.

Quelques constats

Le règlement de travail

Depuis le 1er juillet 2003, la quasi-totalité des services publics sont également soumis à la loi du 8 avril 1965 suite à l'entrée en vigueur de la loi du 18 décembre 2002. 

Dans le règlement de travail doivent se trouver dans chaque cas un certain nombre de mentions obligatoires, comme par exemple : les horaires de travail (temps plein et temps partiel) ;

Depuis plus de 10 ans, nous sommes en attente d’un hypothétique règlement de travail. Les promesses se sont succédés, aucunes n’a aboutie. ” La promesse a des jambes ; seul le don a des mains.” 

Le S.I.A.M.U. est en infraction par rapport à la loi du 08 avril 1965.

Le schéma d'organisation opérationnelle

Il définit les missions des postes, les responsables hiérarchiques des postes, les véhicules d'intervention des postes sous forme de tableau, l’effectifs minimums de garde en caserne sous forme de tableau, le Déploiements des moyens.

Le S.I.A.M.U. est en infraction par rapport à l’article 22/1 de la loi du 15 mai 2007

Le programme pluriannuel de politique générale

 Il consiste en un plan d’investissement des moyens humains, matériels et financiers du S.I.A.M.U. Il est obligatoire ! Ce programme décrit l’organisation opérationnelle (le rôle de garde, l'effectif disponible, la coordination, l'optimalisation du principe d'aide adéquate la plus rapide, les procédures opérationnelles, ...),l’organisation logistique, le plan de répartition des postes et des autres infrastructures, le matériel (A titre d'exemple, il convient de retrouver dans ce point : le plan de répartition du matériel, le plan de redéploiement et d'acquisition du matériel, la politique de maintenance, ... ), le personnel (A titre d'exemple, il convient de retrouver dans ce point : le recrutement, la formation de base, la formation continue, la formation spécialisée, le suivi de stage, les exercices, ...) Le détail de ce personnel est donné par poste du S.I.A.M.U. Le détail du personnel est également donné par grade. Un état des lieux est réalisé par rapport au plan du personnel.

Le S.I.A.M.U. est en infraction par rapport à l’article 23 de la loi du 15 mai 2007

Parmi les autres infractions nous pouvons aussi noter le fait que les rapports des visites d’inspection ne sont pas transmis aux membres du comité de concertation, les classements des promotions ne sont pas conformes aux prescriptions légales, etc...

L’autorité demande aux représentants du personnel encore et toujours du temps ! Il suffit de voir la situation chaotique du personnel opérationnel. Il faut former près d’une centaine de recrues en même temps à cause du temps que l’on donne pour organiser des procédures de recrutement. 9 mois de formation et les départs qui n’arrêtent pas. Le résultat est visible. Partout, il y a un manque d’effectifs. On assume 2 ou 3 véhicules et quand il n’y en a plus de disponible, on appelle la Croix-Rouge. Fameux professionnalisme. Dix officiers sont également en formation alors qu’ils en manquent bien plus. Pour eux, c’est deux ans de formation !

Après nos chers amis politiciens vont encore dire « ils ne savent pas faire la prévention dans un délai raisonnable, créons un nouvel OIP» (il reste des amis à caser !) 

La situation du personnel administratif, n’est pas au beau fixe non plus. Malgré des promesses de statutarisation, nous ne voyons rien venir. Pire pour certains (100), ils ne savent pas s’ils doivent déménager ni quand !

Au S.I.A.M.U. pas de règlement de travail donc pas de chapitre relatif aux risques psychosociaux au travail.

A force de lire, attentivement, les obligations légales qui ne sont pas respectées, on est en droit de se demander si ce n’est pas fait exprès. Un plan d’investissement des moyens humains, matériels et financiers du S.I.A.M.U., plan de répartition des postes, du matériel, du personnel, l’employeur qui doit prendre des mesures pour mettre fin aux dommages découlant des risques psychosociaux au travail, etc.… toutes ces obligations n’arrangent sans doute pas notre employeur.

Pendant que l’on gaspille, allègrement, l’argent dans d’autres institutions de la Région de Bruxelles-Capitale sous forme de primes diverses, les demandes pour les agents du S.I.A.M.U. restent lettre morte !

Les demandes du S.L.F.P. d’augmenter la valeur des chèques repas : sans réponses !

La demande du S.L.F.P. de rembourser l’abonnement à 100% de la SNCB : sans nulle doute la demande sera rejetée !

La demande du S.L.F.P. de revoir à la hausse les barèmes de tout le personnel : cette demande ne sera même pas examinée par le Gouvernement !

Qui a une idée du nombre d’organisme créé en Région depuis 2 ans ?

Qui a une idée du nombre de mandataires désignés en 2 ans ?

Qui a une idée du nombre de bâtiments loués ou achetés pour abrités ces nouveaux organismes ?

Au vu de ce qui se passe dans notre Région, nous pouvons constater qu’il y a de l’argent mais, il est distribué pour une certaine élite dont nous ne faisons pas partie (sauf un 22 mars !)

Ce constat n’est pas dirigé contre le cabinet de la Secrétaire d’Etat, Cécile Jodogne, mais bien contre l’ensemble des Gouvernements successifs de la Région de Bruxelles-Capitale qui n’ont jamais accordés l’attention que mérite un service comme le nôtre.

Et on nous demande des compromis ! Pour le S.LF.P., les compromis, c’est la promesse de devenir con.

 

 

 

 

18:10 Écrit par SLFP | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

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