mercredi, 02 août 2017

Etat des casernes, promesses et beaucoup de vent!!

Aux autorités compétentes du S.I.A.M.U.

Madame la Secrétaire d’Etat,
Monsieur le directeur-général,
Monsieur l’officier chef de service,

Le S.I.A.M.U. a, de nouveau, fait l’objet d’un rapport de l’inspection sociale suite à une visite le 12 juillet 2017. Pour rappel, les précédents rapports dataient de décembre 2013 pour l’Héliport (CBE 6/13/105/MV/22724), pour Chênaie du 15 janvier 2014 (CBE/6/14/105/ELI/203073) et pour Delta du 21 janvier 2014 (CBE/6/14/105/GH/23137), le S.L.F.P. doit encore signaler les rapports de visites du poste Anderlecht qui pointent également de graves problèmes pour la sécurité ou la santé des travailleurs.

Suite à ce dernier rapport, le S.L.F.P. a fait un résumé des problèmes les plus graves soulignés dans ce rapport. Outre le fait que les agents féminins ne disposent pas des aménagements prévus par la législation et soulignés par la presse de façon unanime (quoi de plus normal alors que le législateur prône la diversité au sein des institutions)
Le S.L.F.P. a essayé d’attirer, en vain, l’attention de notre employeur sur les nombreux problèmes rencontrés au sein de nos casernes.

Le S.L.F.P. vous informe que le dossier est envoyé au service des amendes administratives. Si les amendes ne suffisent pas à faire réagir notre autorité, l’étape suivante se règlera devant les tribunaux compétents.

Le S.L.F.P. vous rappelle que, c’est l’employeur qui est responsable de l’approche planifiée et structurée de la prévention, au moyen d’un système dynamique de gestion des risques tel qu’il est décrit dans la loi du 04 août 1996.

Le système dynamique de gestion des risques repose sur les principes généraux de prévention et porte sur la sécurité du travail, la protection de la santé du travailleur au travail, les aspects psychosociaux du travail, l’ergonomie, l’hygiène du travail, l’embellissement des lieux de travail, etc. ... Il est donc inutile de rejeter la faute de cette situation sur l’ensemble du personnel ou sur une partie du personnel (les femmes), un département ou même les organisations syndicales (Depuis l’intervention de la presse, les oreilles du S.L.F.P. sifflent).
Le S.I.A.M.U. dispose d’un service interne de prévention et de protection au travail qui assiste l’employeur, les membres de la ligne hiérarchique et les travailleurs pour l’application des dispositions légales et réglementaires relatives au bien-être des travailleurs lors de l’exécution de leur travail et de toutes les autres mesures et activités de prévention.

Le service interne est chargé de participer à l’identification des dangers, et notamment, de donner un avis sur l’organisation des lieux de travail, des postes de travail, les facteurs d’ambiance et les agents physiques, chimiques, cancérogènes et biologiques, les équipements de travail et l’équipement individuel et sur les autres composantes de l'organisation du travail, du contenu du travail, des conditions de travail, des conditions de vie au travail, rendre un avis sur l’hygiène des lieux de travail.

En vertu de l’arrêté royal du 28 mars 1998, le S.L.F.P. vous demande copies de ces avis. En vertu de ces avis, le S.L.F.P. demande copie des instructions et des moyens donnés par l’employeur au département compétent pour remédier à ces problèmes.
Le S.L.F.P. souhaite également vous rappeler que ces problèmes ont largement été débattus au Parlement de la région de Bruxelles-Capitale depuis l’année 2007, il y a donc 10 ans ! (voir ci-dessous)

C.R.I. COM (2007-2008) N° 48 06-03-2008

À M. BENOÎT CEREXHE, MINISTRE DU GOUVERNEMENT DE LA RÉGION DE BRUXELLES-CAPITALE, CHARGÉ DE L'EMPLOI, DE L'ÉCONOMIE, DE LARECHERCHE SCIENTIFIQUE ET DE LA LUTTE CONTRE L'INCENDIE ET L'AIDE MÉDICALE URGENTE,
concernant "la rénovation des infrastructures du SIAMU".

M. M. El K..- Voici un peu moins d'un an, un plan Marshall (Quelqu’un a croisé ce Marschall ?) visant à la rénovation des infrastructures du SIAMU a été lancé. La mise en place de ce plan faisait suite à un ultimatum des syndicats qui dénonçaient le mauvais état de la caserne ainsi que des huit postes avancés que compte la Région bruxelloise. Ces bâtiments, construits entre 1975 et 1980, s'usent en effet beaucoup plus vite que d'autres infrastructures, les postes et les casernes du SIAMU fonctionnant 24 heures sur 24. Pour rappel, les syndicats et les hommes du feu évoquaient la présence de rats, de moisissures, de toits percés, de circuits électriques non conformes. Il s'agissait également de remplacer des châssis de fenêtres et de revoir l'isolation des installations. Un ingénieur et un bureau conseil avaient été désignés afin de réaliser un inventaire complet des problèmes de sécurité et de salubrité en vue d'établir un calendrier précis des chantiers. (S.L.F.P.: Malgré cet ingénieur et le bureau conseil qui ont réaliser un calendrier en 2008, on recommence cet inventaire et cette études en 2017 !! Voilà où passe l’argent des rénovations : en études !!) Il me revient que, à l'heure actuelle, un ingénieur a effectué l'état des lieux sur seulement trois des neuf sites. Est-ce exact ? Le cas échéant, quel est l'agenda concernant les autres sites ?

M. Benoît C., ministre.- Il est vrai que plusieurs postes avancés du SIAMU nécessitent des travaux de rénovation, bien que la situation ne soit pas apocalyptique. C'est la raison pour laquelle des crédits importants ont été réservés pendant plusieurs années, et encore maintenant, à cet effet. Voilà également pourquoi un plan d'action a été mis sur pied, en collaboration avec le SIAMU. (S.L.F.P.: Où sont passé les crédits important et le plan d’action ??)
Ce plan peut être divisé en deux volets : L'un concerne les petits travaux ; l'autre concerne les projets plus volumineux de rénovation complète. Les petits travaux sont assurés par les membres du personnel du casernement et se font selon un planning. En cas d'urgence, il est bien sûr prévu que les réparations soient effectuées prioritairement au respect du planning.
En ce qui concerne la rénovation proprement dite :
Comme vous l'annoncez, il a été décidé d'inventorier précisément tous les travaux à faire dans les trois PASI (poste avancé du service incendie) les plus anciens - Anderlecht, VUB et Chênaie - qui étaient prioritaires vu leur état.
Ce travail préalable était nécessaire pour compléter le plus fidèlement possible une grande partie du cahier des charges rédigé dans le cadre de la seconde procédure, c'est-à-dire la désignation de l'entreprise générale qui effectuera les travaux.
L'inventaire des travaux est terminé depuis longtemps, le cahier des charges a été publié, des offres ont été remises et une société a été désignée. (S.L.F.P.: Elle est passée où aussi cette société ?)

Question n° 590 de Mme Caroline Persoons du 19 mars 2007 (Fr.) :
Conformité des locaux du SIAMU. La presse du 7 mars 2006 faisait déjà état des problèmes de salubrité et de conformité au RGPT des locaux du SIAMU. Cela a d'ailleurs été confirmé par un organisme de contrôle agréé à cette époque. Un an plus tard, les travaux ne semblent toujours pas avoir été entamés.
L'honorable ministre pourrait-il m'indiquer :
1. Quels moyens ont été mis en oeuvre pour rendre les locaux du SIAMU conformes aux prescriptions légales ?
2. Si un agenda des travaux a été dressé ? Dans l'affirmative, quelle en est la teneur ?

Réponse :
J'ai l'honneur de communiquer à l'honorable membre que : Le SIAMU est bien conscient de l'état de certains postes, ce n'est pas pour rien que des budgets importants sont réservés régulièrement pour assurer la rénovation et le remplacement des biens. Le SIAMU a d'ailleurs déjà tenté de faire le nécessaire pour rénover ses postes. Par exemple, l'an dernier, un appel d'offre de services pour la réfection générale des postes avancés a été lancé. Malheureusement aucun soumissionnaire ne s'est manifesté. Suite à cela, il a été proposé de relancer une procédure poste par poste mais les premiers échos n'étaient guères réjouissants. Face à ce second constat, le SIAMU va donc constituer les dossiers nécessaires à la conclusion de contrats-programmes de travaux de bâtiments. Un renfort extérieur sera fourni pour inventariser les travaux à faire et réaliser le métré. En outre, l'aide d'autres institutions va être sollicitée.

Comme tout le monde peut le constater, les promesses de nos autorités se sont multipliés depuis 10 ans sans pour autant que les conditions de travail des pompiers de la Région de Bruxelles-Capitale ne changent ! Le respect de la législation en matière de bien-être au travail n’existe pas au S.I.A.M.U.

Nous ne pouvons rien revendiquer d’autre pour le personnel que le respect de nos conditions de travail, car, à chaque demande d’augmentation des barèmes, d’augmentation des chèques repas, de demande de primes, etc.. la réponse est la même « il n’y a pas d’argent »

Pourtant pour certains agents de la Région de Bruxelles-Capitale, il y a de l’argent puisque l’article 410 de l’arrêté du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale du 27 mars 2014 portant le statut administratif et pécuniaire des agents du ministère de la Région Bruxelles-Capitale dispose comme il suit que : « Il est octroyé aux agents ayant en charge la gestion de la dette directe et garantie de la Région et/ou de la centralisation des trésoreries pararégionales et/ou d' assurer la comparution en personne au nom de la Région de Bruxelles-Capitale dans le cadre des contestations relatives à l'application d'une loi fiscale, une allocation dont le montant annuel est fixé à 5.000 euro »

Leurs locaux sont-ils dans le même état que les nôtres ?

Il semble que le S.I.A.M.U. soit victime de fameux magiciens qui font disparaître les études, les plans et les crédits important réservés aux travaux de rénovations. C’est même mieux que les plus célèbres des prestations de Houdini « Roi de l’évasion ».

Nous ne doutons pas un seul instant de la réaction de certains à la lecture de ce courrier. Pfff, ils sont encore à se plaindre ! Mais qu’est-ce qu’ils veulent à la fin ? Des femmes ? Pourquoi des douches, des WC, etc rien que pour elles ? Tout ça pour une fuite d’eau et un coup de peintures ! Des exercices d’évacuation ? Pourquoi faire ? C’est une caserne de pompiers non ? (Il ne faut pas oublier nos 200 administratifs qui travaillent dans la caserne et le fait qu’il y a déjà eu un début d’incendie d’origine électrique dans la caserne)

Veuillez agréer, Madame la Secrétaire d’Etat, Monsieur le directeur-général, Monsieur l’Officier Chef de service, l’expression de nos salutations syndicales.

Pour le S.L.F.P.-A.F.R.C.

Labourdette Eric
Dirigeant responsable

17:22 Écrit par SLFP | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

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