dimanche, 03 septembre 2017

Effectif

Monsieur l’Officier chef de service,

 

Le S.L.F.P. a prit connaissance de la note de service relative à la 4 ème ambulance à Anderlecht. Cette note est datée du 1er septembre et entre en vigueur le même jour.

 

Le S.L.F.P. constate, encore une fois, que l’effectif de garde des postes de la Région de Bruxelles Capitale est fait au petit bonheur la chance, sans respecter la législation relative à la détermination du nombre d’agents de garde. SI les organisations syndicales ont reçu les statistiques d’interventions, d’autres donnés manquent afin de déterminer de façon objective le nombre d’agents qui devraient être de garde dans chaque poste du S.I.A.M.U.

Quel est le pourcentage d’absentéisme du personnel ?

Combien de fois supprime-t-on un véhicule pour en envoyer un autre ?

Combien de fois doit-on jongler et faire descendre des hommes de la deuxième pompe pour les envoyer soit avec la 4ème ambulance, le salvage, le faubourg ou la signalisation ?

La même situation se présente dans les autres grands postes, Delta, Paul Brien et la VUB.

Le S.L.F.P. est conscient du manque de moyens humains dont dispose le S.I.A.M.U. à cause d’une politique désastreuse de la part de nos représentants politiques en matière de recrutement ou en adoptant un plan du personnel qui ne repose sur aucun critère sérieux. Le gouvernement de la Région de Bruxelles Capitale gère un service opérationnel comme un ministère. On établit un plan du personnel en fonction des budgets disponibles et pas en tenant compte des critères objectifs pour un service opérationnel.

Quel est le coefficient multiplicateur, calculé par le S.I.A.M.U., nécessaire pour assurer un service continu ?

Si le gouvernement établit un plan du personnel en fonction du budget pour un ministère e ne doit pas être le cas pour un service opérationnel fonctionnant en service continu !!

Les conséquences seraient-elles les mêmes s’il manque 50 secrétaires dans un ministère que s’il manque 50 agents opérationnels pour assurer les secours ?

La façon de déterminer le fonctionnement d’un service opérationnel ne se fait pas par la publication, en urgence, d’une note de service ! Quelles sont les autres mesures qui seront prises pour essayer de se donner bonne conscience en matière de gestion du personnel ?

Depuis la création de la Région de Bruxelles Capitale, le gouvernement de la région de Bruxelles Capitale a agi comme si elle était seule compétente en matière de gestion d’un service d’incendie. Le conseil d’Etat a prouvé par des avis ou arrêts, à plusieurs reprises, que ce n’était pas le cas.

Le principe même d’un financement du fédéral, égal aux autres zones de secours, a été balayé à cause de la décision du gouvernement de nous doter d’une forme juridique inadéquate pour un service comme le nôtre. Il faut bien constater, qu’aujourd’hui, le personnel en paye les frais. Il y a quelques années, notre actuel ministre, alors dans l’opposition, demandait aux parlementaires de l’époque s’il n’était pas temps de réfléchir à un changement de forme juridique pour notre service. Qu’en est-il aujourd’hui alors qu’il siège dans la majorité ? Un virage à 360° ?

Les problèmes dont souffre le S.I.A.M.U. durent depuis des années sans que nos décideurs politiques ne trouvent d’autres solutions que devant les parlementaires. Le problème, c’est que dès qu’ils ferment la porte du Parlement, les paroles s’envolent.

Depuis plus de 13 ans, le S.L.F.P. collectionne les résumés des débats au sein du parlement sur différents sujets relatifs au S.I.A.M.U. Ils sont assez édifiant à lire.

Le 03 mai 2007, un parlementaire questionnait notre ministre compétent sur le mauvais état des infrastructures du S.I.A.M.U. Nous apprenons par sa réponse, que depuis 2005, un million d'euros par an est inscrit au budget du SIAMU. Des marchés publics ont été lancés pour la rénovation des différents postes, mais en l'absence d'une véritable réponse positive émanant d'entrepreneurs potentiels, une nouvelle méthode de travail a été développée. Ainsi, un expert devra dresser une liste de tous les travaux de rénovation et d'entretien nécessaires et établir un contrat-cadre. Les trois casernes les plus anciennes seront rénovées après les congés du bâtiment. Aujourd’hui face à l’état de certains postes, la réponse est la même qu’en 2007, on dresse des listes de travaux à effectuer, un audit a lieu, etc. Une chose est positive aux yeux du S.L.F.P., une architecte et un facility manager se démènent pour faire avancer les choses, du personnel a été recrutés au département logistique et des travaux de peintures ont été effectués embellissant ainsi certains lieux de passage dans nos casernes. Mais est-ce suffisant ? Les budgets alloués pour effectuer les travaux plus conséquents seront-ils à disposition ?

 

Le 06 mars 2008, le ministre annonçait devant le parlement que l'inventaire des travaux est terminé depuis longtemps, le cahier des charges a été publié, des offres ont été remises et une société a été désignée. Les travaux de rénovation vont donc commencer sous peu. Il parlait d’Anderlecht, de la V.U.B. et de chênaie. Combien d’année après ces travaux ont commencés ? Le ministre annonçait que cette situation était due à l'insuffisance des moyens budgétaires qui ont été investis dans le passé dans l'entretien et la rénovation des bâtiments. Notre priorité aujourd'hui (en 2008) est de résorber ce retard.

Ce n’est que quelques exemples de belles promesses qui se répètes au fil des années, le règlement de travail, appelé affectueusement par les représentants du personnel « le monstre du Loch Ness » est un autre exemple de dossier au point mort depuis des années (+/- 2006) Comment expliquer qu’en 2 ans d’existence, les 34 zones de secours du pays ont réussi à faire ce que le S.I.AM.U. n’a pas su faire en 30 ans d’existence ? Beaucoup de zones de secours ont un règlement de travail, un schéma d’organisation opérationnel, un règlement d’ordre intérieur, un plan pluriannuel de politique générale, etc. Le service d’incendie de la Capitale de l’Europe, protégeant 1.000.000 d’habitants, plus de 300.000 navetteurs, couvrant un territoire comportant des gares, des métros, un port, des bâtiments élevés, des entreprises SEVESO, des institutions Européennes et internationales est laissé dans un tel état d’abandon ?

Après tant d’années et de promesses et même si le Cabinet de l’actuelle Secrétaire d’Etat s’investit énormément pour le S.I.A.M.U., quelle confiance pourrions-nous encore avoir envers nos représentants ? 

Face à ces situations, il semblerait que même notre direction administrative a littéralement "pété les plombs", se mettant à hurler sur un représentant du personnel qui assurait la défense d’un membre du personnel lors d’une audition devant le conseil de direction. Une suspension de séance "pour qu’il se calme 5 minutes a même eu lieu. Que compte faire nos responsables politiques, qui nous lisent en copie ? Bien, évidemment, ils vont, comme d’habitude, s’empresser de nous lire et de nous répondre !

Le S.L.F.P. n’accepte plus cette situation. A cause des erreurs de gestion politique, nous sommes arrivés à une situation face à laquelle la ligne hiérarchique est obligée de tricoter au petit bonheur la chance, chaque jour, pour essayer de faire fonctionner de façon optimale un service d’aide et de secours à la population. Avez-vous déjà passé quelques minutes au bureau des adjudants avant le début d’un garde ?

Il semblerait qu’il y a trop longtemps que les organisations syndicales restent sans manifester leurs colères. Devons-nous nous réveiller afin de faire prendre conscience à nos autorité qu’un dialogue entre les représentants du personnel et les autorités est primordiale afin de garder de bonnes relations ? Pensez-vous que continuer à presser le citron soit une bonne politique ?

Veuillez agréer, Mon Colonel, l’expression de nos salutations syndicales.

 

 

                                                                                          Pour le S.L.F.P.,

 

 

 

                                                                                         Eric LABOURDETTE

                                                                                         Dirigeant responsable

07:57 Écrit par SLFP | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

Les commentaires sont fermés.