mercredi, 11 octobre 2017

TOUT VA BIEN!!!

Bruxelles, le 11 octobre 2017

 

Chers collègues,

 

Le S.I.A.M.U. a montré une belle façade, vis-à-vis du handicap, lors de la soirée de Cap 48 le 8 octobre 2017 en mettant en avant la belle intégration du handicap au S.I.A.M.U.   Le S.L.F.P. remercie les pompiers présents lors de cette émission pour leurs témoignages et leurs soutiens non seulement à notre collègue mais aussi pour l’ aide apportée à la récolte de fonds organisée au profit des personnes handicapées. Nous saluons le courage dont notre collègue fait preuve lors de ses gardes au dispatching des pompiers de Bruxelles. Pourtant, malgré ce témoignage émouvant, une face bien plus sombre se cache dans l’indifférence ou l’ignorance des médias et du personnel du S.I.A.M.U.

Les quelques adaptations minimales peu coûteuses requises pour un autre agent souffrant de pathologie identique, sont connues depuis une visite d'adaptation du poste de travail le 11/10/2016 soit il y a un an. Les dossiers d'achat ont été préparés par le service casernement en avril 2017, avant sa reprise du travail le 08/05/2017

Ces dossiers sont à ce jour toujours bloqués 6 (six !) mois plus tard, malgré les interventions répétées de plusieurs personnes. Cette attitude est révoltante, ignoble, abjecte et incompréhensible. Rien ne justifie une telle attitude, même pas un sentiment de vengeance due, peut-être, aux attitudes ou paroles de cet agent lors de certaines réunions de concertation.

Il faut bien avouer que lors de ces réunions, il y a de quoi perdre son calme. Les mêmes questions reviennent sans cesse, l’autorité répond rarement aux préoccupations des représentants du personnel. Certainement trop fier, certains de leur impunité, cette autorité ne répond même pas aux lettres de nos avocats que nous sommes obligés de mandater afin d’obtenir des documents obligatoires de par la législation. En agissant de la sorte, ils montrent un mépris envers le personnel. A l’abri de toute poursuite, ils ne réagissent même pas au dépôt d’un préavis de grève, ne cherche aucune explication, ne pose aucune question, bref nous ignore complètement !

Le statut des pompiers de Bruxelles indique que les dispositions du statut général relatives à la définition des agents sont applicables aux membres du personnel opérationnel. En ses articles 4 et 5 le statut général indique que : « L'agent remplit ses fonctions avec loyauté, conscience et intégrité. A cet effet, il est tenu de : 1° respecter les lois et règlements en vigueur ainsi que les directives parmi lesquelles les règles de conduite concernant la déontologie, de l'autorité dont il relève ; L'agent a le droit d'être traité avec dignité et courtoisie tant par ses supérieurs hiérarchiques, ses collègues que ses subordonnés.

  • Alors qu’une des missions générales des services opérationnels de la sécurité civile est le sauvetage de personnes et l'assistance aux personnes dans des circonstances dangereuses (Article 11 de la loi du 15 mai 2007 relative à la sécurité civile) ;
  • Alors que depuis 1961, le Code pénal érige en infraction le fait pour une personne de refuser ou de négliger de porter à une personne en péril le secours dont il est légalement requis. En effet, sera puni d'un emprisonnement de huit jours à un an et d'une amende de 50 à 500 euros ou d'une de ces peines seulement, celui qui s'abstient de venir en aide ou de procurer une aide à une personne exposée à un péril grave, soit qu'il ait constaté par lui-même la situation de cette personne, soit que cette situation lui soit décrite par ceux qui sollicitent son intervention.

Cette peine pourra, éventuellement, être plus sévère si la personne a les formations requises pour porter secours. C’est le cas de l’agent dont il est question. Officier chez les sapeurs-pompiers de Bruxelles et titulaire de plusieurs brevets relatifs à sa fonction et plongeur, très aguerri, lors d’une plongée en mer dans le cadre de ses loisirs, il vient en aide à une de ses collègues en difficulté à plusieurs mètres de fond.

  • Alors que l’agent a respecté les lois et règlements en vigueur qui lui sont applicables en relation avec ses formations, il est victime d’un accident de décompression en venant en aide à sa collègue. Alors qu’il disposait de toutes les formations nécessaires pour intervenir, l’accident grave de l’agent n’est pas considéré comme un accident du travail car cet accident a eu lieu en dehors d’une de ses gardes. Pourtant, s’il n’était pas intervenu étant qualifié pour le faire, il aurait été condamner plus lourdement qu’une autre personne. Il semble que les séquelles dont souffre notre collègue ne sont pas de nature assez important pour que notre autorité ou direction lui donne un minimum de facilité pour poursuivre son travail dans un des services du S.I.A.M.U. malgré sa qualification d’ingénieurs civil.

Qu’est devenu le traitement avec dignité et courtoisie de la part de ses supérieurs hiérarchiques et ses collègues ? Le respect des lois et règlements ne fonctionne que dans un sens ? Est-ce à cause de son statut de délégué syndical avec une « grande gueule » qui lui vaut ce traitement ? Il nous semble que dans certaines institutions, il n’est pas bon de défendre le personnel, de dénoncer certaines façons d’agir, de demander le respect des agents, de faire partie d’une « mauvaise » tendance ou de tout simplement affiché son dégoût face à certaines pratiques. Et oui, c’est aussi de la bonne gouvernance affichée de la part de notre autorité !

Pour ce qui est de la situation du cadre administratif, la situation n’est guère plus plaisante. Deux agents de la centrale, un agent du service technique et une secrétaire se sont vu remercier. Pour au moins l’un d’eux d’une façon incompréhensible et indigne de la part d’un dirigeant. Pouvez-vous vous imaginer charger un de vos subordonnés signifier de votre part une fin de contrat avec effet immédiat et ordre de quitter la caserne dans l’heure ? Un agent avec plus de 12 ans de services comme secrétaire de différents Officier chef de service remercier en quelques minutes par un « porteur » C’est toujours des pratiques de bonne gouvernance ?

 L’ambiance dans certains services est digne d’un soir de Toussaint ! Ce 11 octobre, lors du déjeuner, un agent nous a demandé : « Qui sera le prochain à être virés ? » Conformément à la législation, le S.L.F.P. a demandé une analyse des risques de certains services administratifs ainsi que du dispatching (en attente de déménagement ou ... pas!!). On attendra, comme d’habitude.

 L’ambiance dans certaines casernes n’est pas au beau fixe non plus. Le manque de personnel, le cumul des fonctions, une réforme qui nous apportera des dizaines de majors et quelques colonel (sans le salaire) mais rien pour le cadre de base, ce fameux test VO2 Max si cher à la médecine du travail (Il n’est pas gratuit). Cerise sur le gâteau on organise des exercices de nuit pour des volontaires ayant participés à une formation en Suisse et comme ils ne sont pas assez nombreux, on déforce l’effectif de garde pour arriver au nombre d’agents nécessaire pour effectuer cet exercice. Résultat : On augmente encore la charge de travail des hommes de garde ! Bravo, belle gestion du personnel opérationnel également.

Dans deux mois, nous devons monter à six hommes sur une pompe sans renforts opérationnel sur le terrain. Qu’est-ce qu’on va encore nous trouver comme solutions ?

L’endroit pour les recyclages A.M.U. n’est pas au top non plus. Pas d’endroit pour déposer vos vélos, pas de parking, pas de douche, pas de vestiaires et pas d’endroit pour déposer les kits bags alors qu’il faut suivre les recyclages en tenues de casernement et qu’il est interdit de les emporter chez soi ! Il n’y a vraiment rien à dire, le S.I.A.M.U. est géré en bon père de famille ! Nous arrêtons là ce triste constat, si nous osons continuer, nous finirons peut-être aussi à attirer la foudre de nos autorités intouchable et si revancharde !

 Le S.L.F.P. n’a plus le choix ! Face à l’indifférence totale de l’autorité, face aux avantages ou aux attitudes que peuvent se permettre certains membres du personnel par rapport à d’autres, face à un mépris à peine dissimulé de la part de certaines personnes envers les agents, face aux manques de réponses à nos légitimes revendications, le S.L.F.P. mandatera ses conseils afin d’agir devant les autorités compétentes.

 

Pour le S.L.F.P.-A.F.R.C.

 

 

19:31 Écrit par SLFP | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

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