jeudi, 09 novembre 2017

Réaction du SLFP suite à un courrier

Bruxelles, le 09 novembre 2017

 

Monsieur le Directeur Général,

 

Il semble que la direction s'intéresse, à juste titre, depuis quelque temps, à la vérification du fonctionnement des organisations syndicales au S.I.A.M.U. Le S.L.F.P. vous rappelle que nous avons attendu de nombreux mois pour obtenir, à notre demande, la somme totale des crédits d'heures employés par le S.L.F.P. afin d'être certains de respecter le quota d'heure annuel attribués à notre organisations syndicales.

Le S.L.F.P. vous remercie pour votre réponse même si cette demande aurait pu être rencontrée en 10 minutes au lieu d'attendre plusieurs semaines. Nous vous rappelons que les crédits d'heures sont octroyés en fonction de l'article 83 de l'arrêté royal du 28 septembre 1984 et sont utilisés, en principe, dans les bâtiments de l'institution dont dépend le bénéficiaire de ces crédits d'heures.

Pour continuer vos vérifications, en date du 08 novembre 2017, vous demandez aux organisations syndicales les noms des éventuels permanents, par organisation syndicale, dont ils disposeraient au S.I.A.M.U. afin de vérifier si le SIAMU respecte bien les §1 en 2 de l'article 78 du statut syndical. Le S.L.F.P. constate que la direction semble ignorer le nombre de permanents syndicaux qui oeuvre au S.I.A.M.U. ce qui nous semble étonnant vu que l'agrément est octroyé par l'autorité dont il dépend !

Le S.L.F.P. peut comprendre et approuve totalement ces vérifications suite à la réception d'un courriel, ce 08 novembre, d'un délégué qui a signé « délégué permanent » alors que d'après un courriel de son organisation syndicale du 09 novembre 2017 à 08H33, elle n'a pas désigné de mandataire permanent au sens de l'article 78 du statut syndical au sein du SIAMU ( L'article 78 concerne les délégués permanent et pas les mandataires permanent)

Soit ce délégué est permanent et son organisation syndicale rembourse à l'autorité une somme égale au montant total des payements effectués au cours du trimestre précédent au délégué permanent ou à ses ayants-droit en raison de sa qualité de membre du personnel soit ce délégué ignore le statut syndical qu'il devrait connaître afin de défendre au mieux le personnel (chose qu'il affirme faire en accompagnant ses collègues à l'intervention)

Le S.L.F.P. vous rappelle que le titre VI chapitre 1er article 71, 72 et 73 énumère les différentes sortes de délégués syndicaux à savoir :

1° les dirigeants responsables d'une organisation syndicale mentionnés dans une des listes visées à l'article 7; 2° les mandataires permanents de ces dirigeants responsables; 3° les "délégués permanents", c'est-à-dire les membres du personnel qui défendent de façon régulière et continue les intérêts professionnels du personnel et qui, en tant que tels, sont agréés et mis en congé.

Il va de soi que, dans la pratique, une même personne peut rentrer dans diverses catégories de délégués syndicaux, telles qu'elles sont énumérées.

Par délégués permanents, il faut entendre les membres du personnel qui s'occupent d'une manière régulière et continue de la défense des intérêts professionnels du personnel. Ils quittent leur administration et sont mis à la disposition de leur organisation syndicale; ils sont censés être en activité de service.

Les différents services du personnel continuent à remplir leur rôle normal vis-à-vis des délégués permanents.

Les traitements, allocations et indemnités qui sont alloués au délégué permanent sont cependant remboursés par les organisations syndicales (article 78).

Suite à la réception d'un courriel en date du 08 novembre 2017 de la part d'un délégué syndical qui signe en tant que délégué permanent, il semble que certains membres du personnel, membre des comités de concertation, ne maîtrise pas le statut qu'il leur est applicable ! Non content de signer en usurpant un titre dont il n'est officiellement pas pourvu, il critique un dirigeant responsable et délégué permanent du S.L.F.P. en s'enfonçant encore un peu plus dans son ignorance des différents statuts qui lui sont applicables en raison de sa fonction de représentant du personnel. Si ce délégué si compétent en intervention estime qu'il trouve évident de connaître son sujet pour pouvoir en parler autour de la table des négociations ou concertations et que discuter de choses que l'on ne connaît pas ou que l'on ne vit pas relève plutôt du folklore que d'une technicité relevant de son poste de travail, que pense-t-il de son ignorance des règles relatives à son propre statut de délégué syndical ? N'est- ce pas également un cas de folklore ?

Le S.L.F.P. examine la possibilité de réagir de façon officielle devant d'autres instances.

Le S.L.F.P. demande quelle sera la réaction de la direction vu que cette direction est en copie du courriel précité (celui signé permanent syndical). Pour terminer, le S.L.F.P. vous rappelle que le délégué permanent est censé être en activité de service, mais nous supposons que ce vaillant guerrier du feu et défenseur du personnel ne l'ignore pas non plus.

S.L.F.P.-A.F.R.C.

17:03 Écrit par SLFP | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

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