vendredi, 15 décembre 2017

Manque de personnel

Bruxelles, le 15 décembre 2017

 

Madame la Secrétaire d’Etat

Cécile Jodogne

Botanic Buding

Boulevard Saint-Lazare 10

 

B-1210 Bruxelles

 

 

Madame la Secrétaire d’Etat,

Messieurs du Conseil de direction,

 

 Personne n’ignore, que par défaut de prévoyance, il manque régulièrement des agents opérationnel afin d’assurer un départ avec tous les véhicules présents dans les différents postes et casernes. Souvent, nous jonglons et démarrons avec un véhicule, pour ensuite revenir au poste, et, avec un peu de chance, se laver ou manger, pour repartir rapidement avec un autre véhicule.

Le 20 décembre 2016, soit 1 an avant l’entrée en vigueur de l’obligation d’être 6 sur une pompe, nous essayons d’anticiper cette règle des 6 hommes.

Nous ne tenons pas le coup à cause du manque de personnel, et nous redescendons à 5 hommes sur la pompe avec un flou énorme quant aux procédures à utiliser en intervention.

La sécurité du personnel est menacée.

Le 27 février, avec 5 hommes sur une pompe, l’effectif de garde est fixé à 161 agents de jour et 151 de nuit.

Le 29 septembre 2017, toujours avec 5 hommes sur une pompe, l’effectif de garde est fixé à 163 agents de jour et 153 de nuit.

Le 12 décembre 2017, à partir du 02 janvier un départ avec 6 hommes sur pompe, l’effectif de garde est fixé à 171 agents de jour et 159 de nuit.

11 véhicules pompe sont disponibles dans nos postes et casernes et nous augmentons l’effectif de garde de, seulement, 8 agents de jour et 6 de nuit, soit une diminution d’effectif par rapport à l’augmentation des fonctions à assurer.

Que doit-on communiquer à nos affiliés. On supprime des secours à Bruxelles, toujours en niveau 3 ? On demande un renfort aux zones voisines ou, en plus, du VO2 max, des tests physiques, des 9, 10, 11 ou 12 jours de recyclage par an, ils doivent avoir le don D’ubiquité  (la capacité d'être présent en tout lieu ou en plusieurs lieux simultanément) ?

 L’air de rien, en publiant une note de service sans annonce, sans concertation syndicale l’effectif de garde est donc encore diminué au lieu d’être augmenté. Ce tour de passe-passe ne passe pas inaperçu en tout cas au SLFP.

 Les agents vont, bien évidemment, avoir une charge de travail supplémentaire. L’entreprise en charge du nettoyage de nos tenues, si ses factures sont honorées, aura du mal à suivre le rythme de nettoyage et de livraison de nos vêtements.

 Pendant ce temps, différents dysfonctionnements relatifs à l’attribution des marchés publics au SIAMU sont dénoncés. Certains, y compris au sein du Parlement, s’époumonent à dire que ces « dysfonctionnements » n’ont pas d’impact sur le service opérationnel ! Que dire du manque de vêtements propres pour éviter d’emporter du linge contaminé à la maison à cause d’une infraction de l’employeur ? Que dire des recrues qui effectueront leur garde en 24H00 sans une masse d’habillement identique aux autres agents ? Que dire de ces mêmes recrues qui n’auront pas le nombre de vêtements de travail suffisant pour prester dans des conditions d’’hygiène optimale ? Que dire du retard et du faible choix de notre masse d’habillement ?

 

  • Suite à différents scandales éclaboussant sans cesse notre service,
  • suite au manque de réaction de la ligne hiérarchique,
  • suite au manque de réaction de l’autorité politique, qui visiblement, n’en a rien à faire de nos problèmes,
  • suite aux différentes déclarations au parlement, en interne, etc..
  • suite aux pratiques plus que douteuses qui continuent à être pratiquées au sein du SIAMU malgré, vos paroles : «  des engagements et des mesures pour empêcher ces pratiques » ;

 

Le SLFP rappelle son préavis de grève et d’actions.   Nous sommes dans un processus de conciliation afin de rétablir le dialogue entre l’autorité et les représentants du personnel mais visiblement, nous sommes encore une fois, les dindons d’une mauvaise farce. Le SLFP appellera donc le personnel à agir d’une façon ou d’une autre.  Le SLFP a, en vain, pendant des mois essayé d’attirer l’attention des autorités sur la nécessité d’avoir un plan de politique générale pluriannuel pour le SIAMU. Nous n’avons obtenu aucune réponse ni de notre direction, ni de notre ministre compétent ni même du Ministre-Président qui est pourtant responsable en matière de prévention et de sécurité dans la Région bruxelloise.

De ce fait, le Ministre-président a sous son autorité directe le nouvel OIP créé « Bruxelles, Prévention & Sécurité » chargé du développement d'une politique régionale en matière de sécurité. Le directeur général ancien conseiller, est passé, directement du cabinet du ministre-Président de la Région à la tête de ce nouvel organe et, bizarrement, personne n’est capable de répondre à notre demande.

Apparemment certains de n’être inquiétés par rien ni personne, vivant dans un autre monde que le nôtre, les nombreux nouveaux mandataires qui sont apparus en nombre dans la Région de Bruxelles-Capitale, ne se préoccupent pas trop des « simples travailleurs » et de leurs problèmes. C’est le nouveau visage de la bonne gouvernance et de la bonne prévoyance des différents partis de la majorité de la Région de Bruxelles-Capitale.

Le personnel du SIAMU en a marre d’être pressé comme des citrons, en a marre de vivre dans un climat de peur, d’être à la merci d’une décision arbitraire de la part d’une seule personne et jeté dehors, marre de voir des avantages octroyés au un et pas aux autres, le personnel du SIAMU en a marre, après avoir été à l’honneur et cité en exemple à plusieurs reprises, de voir différents scandales entaché l’image de leur service par la faute de certains « intouchables » parachutés sans beaucoup d’expériences du service public ayant passé le plus clair de leur temps dans des cabinets !Le personnel du SIAMU demande que l’on s’occupe d’eux, de leurs conditions de travail, de leur avenir, de leur préoccupation et ne demande pas plus ! 

Le SLFP exige, rapidement, un plan d’actions pour le SIAMU à long terme afin d’éviter de se retrouver le nez dans le mur et sans réserve de recrutement ou en manque de personnel.

Quand allons-nous avoir des dirigeants dignes d’être à la tête de ce service ? Quand allons-nous cesser d’être la dernière préoccupation de nos dirigeants ? Combien de temps le personnel va encore rester tranquille derrière les bureaux ou dans les casernes ? Doit-on vraiment recommencer les manifestations spectaculaires ou trouver de nouveaux scandales pour qu’on prête attention à nous ?

Veuillez agréer, Madame la Secrétaire d’Etat, l’expression de nos salutations syndicales.

 

Eric LABOURDETTE  

SLFP-Secteur zones de secours

 

Dirigeant responsable

 

 

 

 

 

 

17:52 Écrit par SLFP | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook

Commentaires

Eric, quand mettons-nous le feu? Il y en a ras le bol!!!

Écrit par : Pompier faché | samedi, 16 décembre 2017

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