mardi, 09 janvier 2018

Reprise conciliation

Madame la Secrétaire d’Etat,

 

 Une des organisations syndicales estime que la conciliation est devenue sans objet depuis que vous veillez à la gestion quotidienne du SIAMU. Les deux autres organisations désirent poursuivre la conciliation sociale afin de renouer un dialogue qui fait défaut depuis de longs mois.

Le SLFP est étonné de lire que la conciliation sociale est devenue sans objet alors que selon le protocole conclu en comité A, le 26 mars 2010, un climat social dans le secteur public se caractérise par la recherche de solutions, le respect mutuel et la confiance et est en premier lieu fondé sur un dialogue social de qualité. Ce dialogue se déroule, dans le respect du statut syndical applicable, selon des accords clairs entre les interlocuteurs, sur les droits et les devoirs de chacun.

En quoi serait-il malvenu, voire irrespectueux, d’imaginer une conciliation avec les représentants de votre cabinet et la personne que vous avez désignés comme président des comités de concertation ?

Toujours selon les termes de ce protocole, les autorités et les organisations syndicales représentatives confirment leur intention de régler les questions qui concernent le personnel sur la base de la concertation, afin de dégager des solutions efficaces qui contribuent à un climat de paix sociale.   Les autorités s'engagent à discuter au comité de négociation compétent des problèmes soulevés et des initiatives lancées par les organisations syndicales représentatives et ce dans un délai de 30 jours.

En cas de conflit, l'autorité concernée et les organisations syndicales représentatives peuvent convenir, de commun accord, de faire appel à un conciliateur social spécifique.

Le SLFP vous rappelle la prolongation de son préavis de grève et ses motivations envoyées le 27 octobre 2017, pour les motifs suivants :

Absence de dialogues et de concertations entre les autorités publiques et les syndicats des agents relevant de ces autorités, licenciements abusifs, sans respecter les règles indiquées dans un arrêté du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale, sans rapport circonstancié et sans informer l’agent qu’une procédure de licenciement est en cours, absence de règlement de travail ou de règlement de pointage pouvant mener à des menaces de licenciement, attitude indigne d’un représentant d’un service public de la Région de Bruxelles-Capitale qui, lors d’une panne d’ascenseurs, a refusé d’attendre 5 minutes que l’équipage d’une autopompe monte un agent à mobilité réduite en le portant dans les escaliers et à de ce fait annulé une réunion de concertation, absence de statutarisation au cadre administratif, absurdité du test VO2 max, manque récurrent de réserve de recrutement.                                              

Citons encore le retard dans la masse d’habillement, le non-paiement de certains fournisseurs, absence de procédures d’évaluations, absence de règlement de travail, de règlement d’ordre intérieur respectant la législation, un schéma d’organisation opérationnelle et un plan pluriannuel de politique générale, la diminution du personnel de garde dans certains postes, alors, que les missions augmentent, l’absence de vêtements de travail identique aux autres collègues pour les recrues, absence régulier d’équipements de travail ou de protection individuelle, etc..

Il y a un manque de respect de la part de l’autorité, quelle qu’elle soit, envers le chapitre III du titre IV de l’arrêté royal du 28 septembre 1984 portant exécution de la loi du 19 décembre 1974 organisant les relations entre les autorités publiques et les syndicats des agents relevant de ces autorités. Plus aucun procès-verbal signé par le Président et le Secrétaire n’a été envoyé aux membres du comité.

En tant que partisans du modèle de concertation, nous donnons toujours la priorité au dialogue et c’est pour cela que nous demandons la poursuite de la conciliation sociale avec les partenaires qui désirent, également, la poursuite de cette conciliation. En réinstaurant le dialogue et les règles de la concertation, l’autorité ou la direction montrera une marque de respect envers le personnel qui fait défaut en ne répondant pas à ses demandes.

Les attaques envers les représentants du SLFP ou envers la Secrétaire d’Etat via les réseaux sociaux montrent également un manque de respect de la part de certains membres de délégations syndicales. Jamais le SLFP n’a cité de nom de membres d’une autre organisation syndicale sur internet.

Veuillez agréer, Madame la Secrétaire d’Etat, l’expression de nos salutations syndicales.

 

Eric LABOURDETTE

Délégué permanent

Dirigeant responsable

 

 

SLFP-Secteur zones de secours

05:29 Écrit par SLFP | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

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