samedi, 27 janvier 2018

Effectif de garde

Monsieur l’Officier-Chef de service,

 

Personne n’ignore, que par défaut de prévoyance en matière de recrutement, il manque régulièrement des agents opérationnel afin d’assurer un départ avec tous les véhicules présents dans les différents postes et casernes. Souvent, nous jonglons et démarrons avec un véhicule, pour ensuite revenir au poste, et, avec un peu de chance, se laver ou manger, pour repartir rapidement avec un autre véhicule.

Le 20 décembre 2016, soit 1 an avant l’entrée en vigueur de l’obligation d’être 6 sur une pompe, nous essayons d’anticiper cette règle des 6 hommes. Nous ne tenons pas le coup à cause du manque de personnel, et nous redescendons à 5 hommes sur la pompe avec un flou énorme quant aux procédures à utiliser en intervention. La sécurité du personnel est menacée.

Le 27 février, avec 5 hommes sur une pompe, l’effectif de garde est fixé à 161 agents de jour et 151 de nuit. Le 29 septembre 2017, toujours avec 5 hommes sur une pompe, l’effectif de garde est fixé à 163 agents de jour et 153 de nuit. Le 12 décembre 2017, à partir du 02 janvier un départ avec 6 hommes sur pompe, l’effectif de garde est fixé à 171 agents de jour et 159 de nuit. 11 véhicules pompe sont disponibles dans nos postes et casernes et nous augmentons l’effectif de garde de, seulement, 8 agents de jour et 6 de nuit, soit une diminution d’effectif par rapport à l’augmentation des fonctions à assurer.

Suite à un sondage effectué auprès du personnel, il nous est proposé de prester des gardes de jours de 08H00 à 20H00 au lieu de 08H00 à 18H00 afin de pouvoir assurer une troisième ambulance, dans certains postes, 2 heures de plus.

Ces gardes de 12H00 seront assumer par du personnel de l’Etat-Major au poste Paul Brien en plus des 12H00 d’ambulance à l’HSP, les ambulances de Cité, les ambulances de l’Etat-major et les remplacements des absents dans les différents postes. La gestion pour les adjudants de compagnie de l’EM est déjà compliquée par les remplacements à effectuer dans les postes et par les nombreux véhicules à assurer avec un effectif trop peu élevé ? Chaque jour, lors d’un appel pour l’équipe HAZMAT ou RISC ou même lors d’un appel pour un véhicule spécial nous entendons le sous-officier citer des noms lors d’un appel. Il s’agit de prélever des agents d’une ou l’autre fonction pour assumer une autre fonction.

Afin d'éviter tout problème engendré par la suppression d'un véhicule pour pouvoir assumer une troisième ambulance en cas de sortie du faubourg ou du petit service (si on ne supprime pas l'auto-échelle ou l'autopompe), ou même en cas d'envoi d'un petit service en protection alors que 3 ambulances sont en mission, il existe une solution toute simple pour les postes disposant de 3 véhicules ou plus à assumer par 2 même membres du personnel : AUGMENTER L’EFFECTIF DE GARDE DE 2 HOMMES EN 24H00.

Il est d'ailleurs très surprenant de fonctionner avec une 3ème ambulance de pointe après 18h ou le week-end alors que les missions jaunes ne font qu'augmenter d'année en année! Il y a quelques jours à Paul Brien, 11 sorties ambulance après minuit, pour seulement 2 ambulances. Il est également surprenant de mélanger les secours rouge et le jaune. Trouvez-vous normal de nous présenter en ambulance chez un patient juste après une intervention rouge en étant transpirant et sale? C’est pourtant le cas souvent. On enfile nos tenues de protection feu pour ensuite prendre le volant d’une ambulance sans avoir le temps de se rafraîchir.

Le SLFP vous rappelle qu’en tant qu’Officier Chef de service vous êtes le seul responsable de l’organisation des secours en Région de Bruxelles-Capitale. Si nos chers élus ont décidés de faire des économies sur notre masse salariale, qu’ils commencent à en faire dans la gestion financière catastrophique de certains services de la Région de Bruxelles-Capitale ou au sein même de notre service ! S’ils désirent faire baisser le nombre d’heures de compensation restantes chez nos agents qu’ils mettent au point une politique régulière de recrutement afin de pallier au manque récurent de personnel. Pensez-vous que former 90 recrues, sans savoir leurs fournir des vêtements de travail, est une bonne chose pour la qualité de l’instruction ? Régulièrement, il manque des instructeurs et le nombre de stagiaires est beaucoup trop nombreux.

Après les affaires qui secouent le SIAMU jusqu’au sein du Parlement et une véritable campagne de dénigrement du SIAMU qui jette l’opprobre sur un métier que chaque agent aime passionnément, il est temps que nos élus nous donnent les moyens de fonctionner correctement. Nous plaidons depuis longtemps pour un élargissement du cadre opérationnel et administratif et la nomination de responsables au sein de notre institution. Sous cette législature de nombreux recrutements ont lieu. Il est malheureusement un peu tard et les recrutements qui ont eu lieu dans le cadre opérationnel ne combleront même pas les départs.

Le SLFP demande les statistiques des interventions par poste, le pourcentage d’absentéismes par garde et le nombre d’agents en formation par jour afin de vérifier que l’effectif de garde tienne compte de ces critères.

Veuillez agréer, Monsieur l’Officier Chef de service, l’expression de nos salutations syndicales.

 

Eric LABOURDETTE

Délégué permanent

Dirigeant responsable

 

SLFP-Secteur zones de secours

06:33 Écrit par SLFP | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

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