lundi, 19 mars 2018

Polémique relatif au port de gants en nitrile en intervention :

Suite à l’avis du SPF Intérieur relatif au port des gants en nitrile en dessous des gants d’intervention, le SLFP rappelle qu’il ne s’oppose à aucunes mesures de protection ou de prévention pour les agents mais refuse de donner un avis relatifs à des mesures, obligatoirement, discutées au sein d’un comité de prévention et de protection au travail sans avoir toute la documentation et avis de spécialiste.   Le SLFP rappelle que ce n’est pas un combat contre l’un ou l’autre agent de la part du SLFP mais bien de prendre les mesures de prévention les plus adéquates sans induire un danger supplémentaire.

Pour émettre son avis en parfaite connaissance de cause, les membres de ces comités, autorité comme représentant syndicaux, doivent disposer de toutes ces informations et documentations ainsi que l’avis de spécialiste en prévention et sécurité, de médecins ou d’autres

Pour la détermination des conditions dans lesquelles un EPI doit être utilisé, l’employeur demande l’avis du conseiller en prévention sécurité du travail, ainsi que celui du conseiller en prévention-médecin du travail. L'employeur détermine également les conditions dans lesquelles un EPI doit être utilisé, notamment en ce qui concerne la durée du port. Ces conditions sont déterminées en fonction de la gravité du risque, de la fréquence de l'exposition au risque et des caractéristiques du poste de travail de chaque travailleur, ainsi que de l’efficacité de l'EPI (article Art. IX.2-5 de l’arrêté royal du 28 avril 2017)

Tout EPI doit dans tous les cas être approprié aux risques à prévenir, sans induire lui-même un risque accru; répondre aux conditions existantes sur le lieu de travail; tenir compte des exigences ergonomiques, de confort et de santé du travailleur; convenir au porteur, après tout ajustement nécessaire. En cas de risques multiples nécessitant le port simultané de plusieurs EPI, ces équipements sont compatibles et maintiennent leur efficacité par rapport aux risques correspondants.

Dans le cadre du port de gants de gants en nitrile, nous sommes face à deux EPI approprié à prévenir deux risques différents. Il faut donc s’assurer de leurs compatibilités.

Avant le choix d’un EPI, l’employeur procède à une appréciation de l’EPI qu’il envisage d’utiliser, pour évaluer dans quelle mesure il répond à certaines conditions (Art. IX.2-10 de l’arrêté royal du 28 avril 2017)

Cette appréciation comprend une analyse des risques qui ne peuvent être prévenus par d'autres moyens, la définition des caractéristiques que les EPI doivent posséder pour remédier aux risques visés compte tenu des éventuelles sources de risques que les EPI peuvent constituer par eux-mêmes et l'évaluation des caractéristiques des EPI disponibles.

Expliqué plus simplement, l’employeur doit d’assurer qu’il n’existe pas d’autres équipements de protection qui peuvent remédier aux risques de contamination sans induire lui-même un autre risque.

L’employeur peut, de sa propre initiative, ou doit, à la demande des représentants des travailleurs au sein du Comité, consulter au préalable d’autres services ou institutions qui sont spécialisés ou sont particulièrement compétents dans le domaine concerné. Les services ou institutions sont considérés comme spécialisés ou compétents lorsqu’ils sont acceptés comme tels par tous les représentants de l’employeur et des travailleurs au sein du Comité (Art. IX.2-13 de l’arrêté royal du 28 avril 2017)

Les EPI sont utilisés conformément aux notices d’utilisation du fabricant (Art. IX.2-17 de l’arrêté royal du 28 avril 2017)

Sans disposer de toutes les données obligatoires pour préserver au MAXIMUM la sécurité et la santé des agents.

Le SLFP demande toujours l’avis de personnes beaucoup plus compétentes relatif à certains sujets que le SLFP ne maîtrise pas entièrement.

Ce n’est pas le SLFP qui interdit certaines mesures de prévention mais bien des conseiller en prévention, des médecins, le KCCE, des fabricants de gants et les ingénieurs de la centrale d’achat de la Direction Générale de la sécurité civile, encore une fois, certaines personnes se trompent de cible en critiquant sans cesse le SLFP qui ne fait que travailler en respectant les mesures de prévention. Selon certains agents tous ces acteurs se trompent par rapport à leur propre jugement.

Si ces agents disposent d’autres études, le SLFP ne demande pas mieux que d’en prendre connaissance.

Le SLFP n’a fait que poser la question pour s’assurer d’une parfaite sécurité des agents. D’autres personnes plus compétentes ont répondu que certaines mesures prises n’étaient pas adéquates.

Les questions qu’il faut se poser, sont pourtant simple, ne rajoute-t-on pas un risque supplémentaire avec le port de gants en nitrile et n’existe-t-il pas d’autres solutions moins risquées?

Pour les exercices en caissons, contrairement à certains dires de formateurs, le SLFP ne s’y oppose absolument pas et trouve ces exercices nécessaires au vu de la baisse des interventions pour incendie. La connaissance sur les phénomènes incendie est nécessaire pour bien lutter contre l’incendie. Par conséquent les sapeurs-pompiers ont besoin de se former à la théorie et à la pratique.

Encore une fois, le but du SLFP est de s’assurer que ces exercices se passent dans la meilleure sécurité pour le personnel. Les instructeurs étant, généralement, indépendant en activité complémentaire, leur bien-être au travail n’est pas de la compétence du SLFP.

Pour ce qui est des études relatives à l’exposition à la chaleur et les effets pour la santé, le SLFP, n’étant pas spécialiste, se rapporte à certaines études (voir ci-dessous):

http://www.cchst.com/oshanswers/phys_agents/heat_health.html

http://www.inrs.fr/risques/chaleur/accidents-effets-sante.html

Encore une fois, le SLFP ne s’oppose pas aux exercices, ni à aucune mesure de prévention pour prévenir un risque chez les pompiers, mais en tant que membre des comités de prévention, doit s’assurer que les mesures proposées soient sans danger pour l’agent. Suite à ces études, il conviendrait, peut-être de repenser à la fréquence des exercices à chaud. Encore une fois, le SLFP n’étant pas spécialiste, nous demanderons l’avis d’expert de la santé.

Pour ceux qui estiment que prétendre qu’à l’intervention rien n’est sous contrôle c'est laisser la porte ouverte a beaucoup de dérives, le SLFP les invitent à lire le rapport de l’accident grave du 08 décembre 2010 relatif à l’explosion du stand de tir de la police à Etterbeek  ainsi que beaucoup d’autres rapport d’accident grave ou mortel:

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Cet agent a été opéré le jeudi 13 janvier 2011 de 8 doigts. Pendant 20 ou 30 jours, il passera tous les matins 2 heures dans un caisson hyper bar.

Vu l'infection à ses doigts (et sans port de gants en nitrile), une partie a été "raboté". 

Suite à une infection à 3 doigts, il sera à nouveau opéré le jeudi 20 janvier 2011.

Le SLFP à l’habitude de la désinformation et y fera encore une fois face. Ce que nous exprimons rejoint la crainte de beaucoup de pompiers. Quant aux attaques envers le permanent du SLFP, il en a l’habitude et fera, encore une fois, face à ces attaques stupides ou inexactes. Son dernier incendie ne date pas de l’ambassade d’Espagne le 21 mars 2002 puisqu’en 2010 il était victime de l’explosion du stand de tir ou son adjudant a eu les mains brûlés au deuxième degré et deuxième degré profond, à travers ses gants d’incendie, qu’ensuite il a encore continué les interventions jusqu’en 2015!

Depuis l’explosion du stand de tir suite à laquelle il a été gravement intoxiqué, il est toujours soigné pour des problèmes aux poumons ! Malgré ces soins et le fait qu’il est devenu permanent syndical, il est apte médicalement à la fonction d’agent opérationnel suite à sa dernière visite médicale du 27 décembre 2017.

Le SLFP a prit contact avec le représentant d’une firme qui procède à la vente de cagoule antiparticules afin d’obtenir un rendez-vous pour assister à une présentation et obtenir des informations sur d’autre moyens de protection contre la contamination cutanée ET respiratoire.

Le SLFP n’hésite pas à répondre aux différentes critiques non fondées. A l’aide de spécialistes de la santé et de certaines études, le SLFP a rédigé une PROPOSITION procédure d’hygiène avant, pendant et après intervention. Cette procédure sera proposée rapidement au sein des comités de prévention des zones de secours.

L’autorité devra y mettre les moyens sans que cela ne devienne le problème des partenaires sociaux.

Vous constaterez que le SLFP cite des références sur lesquelles il se repose pour émettre ses avis. Peut-être que toutes ces personnes sont également incompétentes ?

Le SLFP commandera donc une étude indépendante.

Cordialement,

 

SLFP-Secteur zones de secours

19:31 Écrit par SLFP | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

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