mardi, 10 avril 2018

CPTT 05.2018

Concerne : Points CPTT 05.2018


Monsieur le Président,


La sécurité au travail est un principe établi depuis longtemps, mais, les points d’hygiène sont relativement méconnus. Une étude récente menée par l’institut américain NIOSH a démontré que l’application de ces règles d’hygiène au travail, par le biais de bio traçabilité chez les pompiers, a mené à des concentrations similaires voir inférieures des niveaux d’HAP dans le corps des pompiers comparés aux professions ayant une faible exposition à ces produits chimiques.


Les diverses campagnes de sensibilisation autour des aspects de santé liées à la profession de pompier n’ont pas raté leur objectif. De nouvelles méthodes de travail, une meilleure hygiène au travail, des vêtements de protection de qualité, des techniques de nettoyage efficaces, etc… contribuent à un environnement de travail plus sûr et sain pour le pompier. D’autres acteurs s’intéressent tout autant à cette problématique. En effet, les fournisseurs et fabricants développent de nouveaux produits et investissent dans la recherche scientifique.
Depuis quelques temps, diverses études alarmantes, relatives aux nombreux cas de cancer chez les pompiers provoquent, à juste titre, l’inquiétude chez les agents opérationnels. Beaucoup d’études viennent d’Outre Atlantique. Qu’en est-il en Belgique ? Afin de d’évaluer les risques, il faut procéder à une analyse des risques du poste de travail d’agent opérationnel de chaque zone de secours. Pourquoi ? Les méthodes de travail mais également les équipements de protection sont, très, différents d’un pays à l’autre et encore plus d’un continent à l’autre. La protection du point de vue du casque en est un exemple.

Qui doit procéder à cette analyse ?


La loi du 04 août 1996 relative au bien-être des travailleurs lors de l'exécution de leur travail nous indique que c’est l'employeur qui prend les mesures nécessaires afin de promouvoir le bien-être des travailleurs lors de l'exécution de leur travail. Tout employeur est donc responsable de l’approche planifiée et structurelle de la prévention au moyen d’un système dynamique de gestion des risques.


Le SLFP demande au SIAMU de procéder à une analyse des risques du poste de travail d’agents opérationnel relative à :


 La sécurité du travail, c’est-à-dire l’ensemble des mesures qui ont pour objet de prévenir les accidents du travail.
 La protection de la santé du travailleur au travail. Cette notion se rapporte à ce que l’on appelle traditionnellement la médecine du travail, c’est-à-dire l’ensemble des mesures ayant pour but de prévenir les maladies professionnelles. La relation entre le travailleur et son environnement de travail est ici fondamentale.
 La charge psychosociale occasionnée par le travail en ce compris la violence, le harcèlement moral ou sexuel.
 L’ergonomie, c’est-à-dire l’ensemble des mesures qui ont pour but d’adapter le travail à l’homme.
 L’hygiène du travail, c’est-à-dire l’ensemble des mesures qui ont pour but de lutter contre les effets néfastes liés à la nature de l’activité de l’entreprise.
 L’évaluation des risques sanitaires causés par les substances chimique lors des interventions ou lors des formations conforme à la norme européenne EN 16736:2015.


L'évaluation des risques sanitaires causés par les substances chimiques recouvre trois étapes : l'évaluation des dangers, l'évaluation de l'exposition à ces dangers et la caractérisation des risques, ces trois étapes pouvant être couvertes par une ou plusieurs personnes possédant des compétences complémentaires. L'évaluation des risques sanitaires est la première étape du processus d'analyse du risque, qui comporte également la gestion du risque et la communication sur le risque.


 L’analyse des risques relative à l’exposition à la chaleur - Effets sur la santé.

(Voir étude Centre canadien d'hygiène et de sécurité au travail)


C’est uniquement sur base de ces analyses des risques que l’employeur pourra prendre des mesures de prévention adéquates pour pallier à ces risques.


Il est inutile de traiter le SLFP de terroriste de la concertation sociale, rendant celle-ci totalement impossible en ne rendant que des avis négatifs, si en tant que membre d’un comité de concertation nous ne disposons pas de tous les renseignements nécessaire pour émettre un avis relatif à la protection de la santé et de la sécurité du travailleur en parfaite connaissance de cause.


Il est également inutile de déclarer que le SLFP désire ralentir l’implémentation de nouvelles mesures visant à améliorer la sécurité et la santé des travailleurs, vu que ces demandes visent, justement, à implémenter les meilleures mesures pour la prévention et la protection de la santé des travailleurs et découlent de la législation en vigueur !


Suite à cette analyse des risques, le port d’EPI devra, sans aucuns doutes, être adapté, l’agencement de nos casernes adapté, la méthode de nettoyage de nos EPI modifié et il faudra, probablement, revoir nos formations.


Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de nos salutations syndicales.


Eric LABOURDETTE
Dirigeant responsable
SLFP-Secteur zones de secours

Exposition à la chaleur.pdf

norme sanitaire chimique.pdf

09:21 Écrit par SLFP | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

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