samedi, 14 avril 2018

Etat du SIAMU

Bruxelles, le 14 avril 2018
 
Monsieur le Ministre-Président  Rudi Vervoort,

Rue Ducale 7-9

                                                                                                                                          B-1000 Bruxelles
 
Par courriel et envoi recommandé 
 
Monsieur le Ministre-Président Rudi Vervoort,

Monsieur le Ministre Didier Gosuin,

Madame la Secrétaire d’Etat,

Messieurs les membres du conseil de direction,
 
 
La réforme du SIAMU se prépare depuis longtemps et est lancée depuis quelques semaines.  Des recrutements importants ont eu lieu dans le cadre administratif.  Ces recrutements étaient nécessaires afin de palier à un manque cruel de compétence en diverses matières.  Des officiers ont été libérés de tâches réservées à un cadre administratif afin de s’occuper de tâches opérationnelles (Garde, prévention, etc..)  Les problèmes sont encore nombreux et le SLFP souhaite les listés afin de vous faire prendre conscience de l’état lamentable dans lequel se trouve le service d’incendie et d’aide médicale urgente de la Région e BruxellesCapitale.
 
Le cadre opérationnel était en manque grave de personnel.  Les recrutements  ont tardés, les réserves de recrutement n’ont pas été constituées à temps avec pour résultat un manque de personnel qui oblige les agents à sauter d’un véhicule à l’autre lors des gardes.  Le SLFP vous demande quelles sont les intentions en termes de recrutement pour le SIAMU ainsi que la politique en matière de constitution d’une réserve de recrutement afin de ne pas connaître les mêmes problèmes dans 6 mois.  Le SLFP vous rappelle que le CAF est également obligatoire pour le SIAMU et que cela rallongera, inévitablement, les procédures de recrutement.
 
Nouvelle politique d’hygiène pendant et après l’intervention.  Le SLFP fait face à une campagne calomnieuse orchestrée par certains indépendants en activités complémentaire pour lesquels le SLFP n’est pas compétent et qui mélange les fonctions ou qui ne comprennent pas tout !  Le SLFP est accuser de mener une guerre personnelles contre l’autorité, dans une attitude d’opposition systématique et stérile en ralentissant considérablement l’implémentation de mesures visant à protéger les sapeurs-pompiers de la contamination liée aux particules cancérigènes présentes dans les fumées d’incendie, alors que le SLFP essaye de faire tout le contraire de ce que certains agents prétendent en répandant ces propos calomnieux sous forme de pétition.   Notre conseil est en charge de cette affaire, nous laisserons donc la justice décidé de la suite à donner à cette affaire. Encore une fois des agents méconnaissant totalement les règles de concertations mélangent le tout !  
                                                                                    

Ils répandent de fausses informations alors que le SLFP ne fait que s’informer auprès de techniciens de l’autorité sur des mesures qui sont en vigueur sans analyse des risques et sans passer devant un comité implémentant ainsi, d’après des médecins, des technicien en prévention, des ingénieurs et le centre de connaissance fédéral un danger supplémentaire pour les agents.  Les divers techniciens ou spécialistes se trompent-ils tous ?
 
Il est nécessaire et urgent de prendre des mesures d’hygiène correcte pour diminuer les risques pour la santé des travailleurs. Il est inutile de les réinventer ou de prétendre les réinventer.  Plusieurs études existent et proviennent par exemple de pays nordique.   Le SLFP prône depuis des mois pour une décontamination des tenues de protection feu lorsque cela s’avère nécessaire.  Cette décontamination a un coût.  Il faut commencer avant toute chose à une analyse des risques complète du poste de travail d’agents opérationnels relative à :
 
La sécurité du travail, c’est-à-dire l’ensemble des mesures qui ont pour objet de prévenir les accidents du travail.   La protection de la santé du travailleur au travail. Cette notion se rapporte à ce que l’on appelle traditionnellement la médecine du travail, c’est-à-dire l’ensemble des mesures ayant pour but de prévenir les maladies professionnelles.  La relation entre le travailleur et son environnement de travail est ici fondamentale.   L’hygiène du travail, c’est-à-dire l’ensemble des mesures qui ont pour but de lutter contre les effets néfastes liés à la nature de l’activité de l’entreprise.  L’évaluation des risques sanitaires causés par les substances chimique lors des interventions ou lors des formations conforme à la norme européenne.  L’analyse des risques relative à l’exposition à la chaleur - Effets sur la santé.
 
Le SLFP insiste sur le fait que ces analyse des risques doit être fait pour les agents opérationnels du SIAMU et pas pour les agents qui travaillent pour une ASBL ou un centre de formations en tant qu’indépendants.  Ces agents doivent également demander l’application de mesures à leur autre employeur.  Le SLFP demande une analyse des risques pour les agents opérationnels lors des interventions mais également lors des formations dans des containers maritimes dans lesquels sont brulés des planches en agglomérés qui dégagent également des substances parmi les plus nocives.
 
Le SLFP demande également :
 
Qu’en est-il des budgets qui seront alloués pour une décontamination de nos tenues par une entreprise spécialisée? Qu’en est-il de l’étude relative à l’achat de cagoules de protection feu antiparticules ? Qu’en est-il de l’achat de tenues de travail pour le personnel technique ? Qu’en est-il de l’étude et de l’achat de nouveaux gants de protection feu ? Qu’en est-il de l’achat des tenues de services (EPI) pour les sapeurs-pompiers.  Le SIAMU est en infraction à la législation relative au EPI. Est-ce un exemple a montré pour un organisme publique ? Qu’en est-il de la masse 2017 ? Qu’en est-il des chèques équipements ? Qu’en est-il de l’acquisition de lampes d’intervention : il existe des modèles que l’on fixe à la veste d’intervention. 
 
En tant que membres du comité de prévention et de protection au travail, le SLFP a le droit d’obtenir des réponses à ses légitimes questions, mais, bizarrement, personne ne trouve le temps de nous répondre !
 
Qu’en est-il de l’aménagement de locaux avec zone propre/salle dans nos casernes ? 
 
L’endroit où nous devons laver nos tenues n’a aucun système de ventilation, est ouvert à tout vent et de nombreux agents administratifs ou visiteurs passent devant un endroit dans lequel est déposé des vêtements hautement contaminés par des substances cancérigènes ou toxique.  Les vêtements sales sont en contact permanent avec des vêtements propre.  Les agents qui sont chargés de l’entretien de nos appareils respiratoires, de nos tuyaux, de nos radios, de nos véhicules ou encore les agents qui travaillent à la remise, à l’atelier, à la lingerie doivent également être protégés et informés des dangers liés à la contamination.  Qu’en est-il ?
 
Les autres problèmes sont nombreux et touchent à l’appui logistique :
 
 
Fourniture des pièces, accessoires pour la plomberie, pour la menuiserie, la maçonnerie, la peinture, etc…

Fourniture de produit de nettoyage (savon pour le sol, savon pour laver nos tenues, etc..)

Mise en conformité électrique de tous les postes et casernes.

Mise en conformité de toutes les stations-services de distribution de carburant.

Mise en conformité « incendie » de tous les postes.

Rénovation des chaufferies.

Remplacement des batteries de l’UPS (No break)

Remplacement du groupe électrogène à l’héliport.

Entretien et réparation des hottes des postes et casernes.
 
Nous avons même connu une pénurie de bouteille d’eau pour que les agents puissent s’hydrater après une intervention, une pénurie de tigettes pour glucomètre, un problème de fourniture pour la cuisine, etc… Pendant ce temps, on recommence pour la énième fois un cahier de charge pour un appel d’offre pour une société chargée de la surveillance de la santé des travailleurs.  Qui a un intérêt à faire trainer les choses en la matière ?
 
Le fameux test VO2MAX imposé aux agents du SIAMU ne fait pas l’unanimité au sein même du corps médical et à un coût exorbitant pour le SIAMU alors qu’on manque d’argent pour mettre en place des mesures d’hygiène, pour commander de l’eau en bouteille ou du savon et que d’autres examens médicaux seraient bien plus utiles afin de détecter des maladies liées à notre professions !
 
L’état de certains de nos locaux de vie est également déplorable malgré les efforts déployés par nos techniciens, architecte, facility manager, etc..
 
Qu’en est-il des travaux pour que les agents qui prestent des gardes dans un hôpital soient enfin mieux logés que comme du bétail entassés dans des locaux exigus ?
 
Pour ce qui est de l’effectif de garde 24/24H00 dans nos casernes, malgré un groupe de travail crée (un de plus), les organisations syndicales ne disposent d’aucun retour des  résultats de ces travaux.  Nous ne disposons même pas de critères objectifs permettant de déterminer un effectif de garde suffisant pour assurer une sécurité optimale à la population.  Les statistiques des interventions et de la durée des interventions par postes ne nous sont pas envoyés, le pourcentage d’agents absents par jour manque également, le pourcentage d’agents en formation par jour est inconnu.  Nous avons l’impression que tout ce qui se décide est fait au petit bonheur la chance !                                                 

 
Bien que long, ce courrier n’est pas encore complet mais donne déjà un aperçu de l’état lamentable d’un organisme d’utilité publique et de secours à la population d’une capitale abritant plus d’un million d’habitants, 400 000 navetteurs, des institutions internationales, un port, un aéroport, un métro, des bâtiments élevés et tout un tas d’entreprise SEVESO.
 
Bien qu’habitué à ne pas obtenir de réponses à nos légitimes questions, le SLFP demande en urgence, une réunion relative aux problèmes soulignés dans ce courrier.  Il est de la responsabilité de nos représentants politiques de s’assurer du bien-être au travail de leur personnel.
 
Doit-on vraiment, à chaque fois, menacer de passer à des actions afin d’obtenir des réponses afin de rassurer le personnel que nous représentons ?
 
Le SLFP rappelle également que notre courrier relatif au déménagement de notre centrale 100/112 envoyé en front commun syndical reste sans réponse ? Tout le monde s’accorde à dire que ce n’est pas une bonne idée, mais, le Ministre-Président s’entête à garder son cap ? A quoi servent vos techniciens et conseillés si vous ne les écoutez pas ?
 
Si le dispatching de la police refuse également de déménager à BPS quelle est encore la plus-value à faire déménager notre centrale ?
 
Ce courrier rejoint notre ultimatum envoyé le 13 avril.  Sans réponse de la part d’un responsable du Gouvernement, le SLFP couvrira toutes les actions à partir du mercredi 18 avril.
 
Ne pas répondre à nos courriers prouve un manque de respect de la part de nos représentants politique envers le personnel du SIAMU pourtant tant à l’honneur au lendemain d’interventions de grande ampleur.
 
 
Veuillez agréer, Monsieur le Ministre Président, Monsieur le Ministre, Madame la Secrétaire d’Etat, Monsieur l’Officier chef de service, Monsieur le coordinateur administratif et Messieurs les membres du conseil de direction, l’expression de nos salutations syndicales.
 
 
Eric LABOURDETTE

Dirigeant responsable
 
 
 
SLFP-Secteur zones de secours

18:07 Écrit par SLFP | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

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