samedi, 28 avril 2018

Cancer chez les pompiers

Le cancer chez les pompiers.

 

  • Les études relatives aux cas de cancer chez les pompiers.

 

 

Une étude du National Institute for Occupational Safety and Health (NIOSH- l'institut fédéral américain chargé de mener des recherches sur les maladies liées au travail) qui portait sur une population de 30.000 pompiers, venant de trois grandes villes des Etats-Unis, indique que les soldats du feu risquent de souffrir plus fréquemment de cancers que la population américaine en général. Ils risquent aussi de souffrir plus fréquemment de certains types de cancers. L’étude a analysé les cancers et les décès dus au cancer survenus jusqu’en 2009 chez 29.993 pompiers de Chicago, Philadelphie et San Francisco occupés depuis 1950.

 N.B. : L’étude est relative aux décès survenus jusqu’en 2009 par des pompiers occupés depuis 1950.

Une étude récente menée par le même institut américain, NIOSH, a démontré que l’application de règles d’hygiène au travail, par le biais de bio traçabilité chez les pompiers, a mené à des concentrations similaires voir inférieures des niveaux d’HAP dans le corps des pompiers comparés aux professions ayant une faible exposition à ces produits chimiques.

 

  • Depuis 1950, les tenues de protections ont évoluées dans un bon sens, cagoule, casques et surtout appareils respiratoires avec un usage qui est devenu courant de ces appareils par rapport à l’époque de certaines études.

 

 

  • Les progrès suite à ces études :

 

 

Les diverses campagnes de sensibilisation autour des aspects de santé liées à la profession de pompier n’ont pas raté leur objectif. Une prise de conscience est en cours à tous les niveaux — des preneurs de décisions aux travailleurs sur le terrain. De nouvelles méthodes de travail, une meilleure hygiène au travail, des vêtements de protection de qualité, des techniques de nettoyage efficaces, etc… contribuent à un environnement de travail plus sûr et sain pour le pompier.

Les études démontrent que les habits de pompiers sont fortement contaminés après un incendie et qu’ils les exposent à une contamination croisée. Il est récemment démontré que les pompiers se contaminent aussi par voie cutanée.

Le pompier doit nettoyer la peau de son visage, cou, tête, gorge avec une lingette humide jetable et se laver les mains avant de boire ou manger.

Sources :

Les risques de cancers chez les pompiers, comment s’y prémunir !

48eCongrès ACSIQ

Samedi 21 mai 2016

Nanoparticules :

Il existe des nanoparticules ou particules ultrafines (PUF) d’origine naturelle (fumées volcaniques, embruns…), d’autres proviennent de l’activité humaine (particules émises lors du chauffage, du transport, industries…), ou sont produits intentionnellement, on parle alors de nanomatériaux manufacturés.

 

  • Dans le cadre des expositions professionnelles, la voie majeure identifiée est l’inhalation de particules ; les premiers organes exposés sont ceux de l’appareil respiratoire.

Voies d’expositions et effets des nanomatériaux sur la santé

Les voies d’exposition identifiées pour l’Homme sont les voies aérosol, cutanée, digestive.

Nanomatériaux et risques de cancer

Un certain nombre d’études montrent la capacité des nanomatériaux à induire des lésions de l’ADN (Wang, 2013), mais peu de données sont disponibles sur leur potentiel cancérigène (Kumar, 2013). La biopersistance des nanomatériaux fait craindre un risque de toxicité chronique, voire de développement de cancers avec la conjugaison du processus de génotoxicité et de l’inflammation chronique. Cependant, pour le moment il n’existe pas d’études sur les conséquences de l’accumulation des nanomatériaux dans l’organisme.

Le NIOSH a fixé des limites d’exposition étant donné le potentiel risque cancérogène pulmonaire (CIRC, 1989). Les recommandations du NIOSH pour le dioxyde de titane proposent une limite d’exposition professionnelle (10h/jour pour une semaine de 40 heures) à 2,4 mg/m3 pour les particules fines de TiO2 et 0,3 mg/m3 pour les particules ultrafines (<100nm) (NIOSH, 2011). Les valeurs limites pour les NTC (classés 2B par le CIRC en 1996) selon les dernières recommandations du NIOSH sont de 1 mg/m3 la concentration maximale dans l'air de nanotubes de carbone (CNT) ou de nanofibres de carbone (CNF) (NIOSH 2011).

 

Source: http://www.cancer-environnement.fr/402-Nanomateriaux.ce.aspx

 

La circulaire ministérielle du 14.08.2015 relative aux tenues d’intervention a été publiée au MB du 24.09.2015. La circulaire traite de l’utilisation et de l’entretien des tenues d’intervention du personnel opérationnel et des mesures adéquates à prendre lors d’une intervention avec risque de contamination.

 

Vu que les pompiers sont exposés à des émanations de produits toxiques qui se fixent sur les tenues d’intervention, il est important d’une part, de procéder régulièrement à un contrôle des tenues d’intervention et de les soumettre à un traitement différencié selon leur état et d’autre part, de veiller au respect de mesures avant, pendant et après toute intervention présentant un risque de contamination. Afin d’éviter tout transfert de contamination, un plan par étapes devrait être élaboré dans chaque zone, en fonction des moyens à disposition.

 

L'utilisation et l'entretien des tenues d'intervention – procédure à suivre

Toutes les tenues d’intervention en circulation devraient être pourvues d’un code individuel afin de pouvoir scanner la tenue. Il y a lieu de tenir, pour chaque tenue, un livre de bord en lien avec le code individuel.

Chaque zone devrait dès lors disposer d’un stock de tenues d’intervention de réserve (en cas de nettoyage ou pour remplacer les tenues qui ne peuvent plus être utilisées).

Après une intervention pour feu, les équipements de protection (gants nitrile, lunettes et masques filtrants, type FFP2) sont rarement utilisés lors du nettoyage des véhicules, des matériels et des équipements.

 

Le cas particulier de l’exposition aux fumées lors des formations

 

Les formations se déroulent de plus en plus souvent en utilisant des containers maritimes reconditionnés.

 

Les formateurs sont exposés de manière durable et parfois durant plusieurs années aux effets des fumées. Pour autant, leur surveillance médicale n’a pas été renforcée. Les effets à long terme d’une exposition durable sont inconnus et au-delà de l’absence de réglementation, les personnels manquent d’informations sur les effets des fumées.

Si les formateurs comptent parmi les personnes les plus exposées, les personnels chargés de l’entretien des installations et les stagiaires sont également exposés.

Source : http://sdis.cfdt-fspc.fr/wp-content/uploads/sites/4/2017/09/Rapport-final-CNRACL-fumee-mars-2017.pdf

 

Afin de diminuer les effets précités des incendies pour les sapeurs-pompiers, il est proposé différentes mesures.

 

  • Sensibiliser et informer l’ensemble des sapeurs-pompiers sur les effets à court et long terme de la toxicité des fumées et des résidus de combustion lors des différentes phases d’intervention.

 

  • Assurer la traçabilité des personnels exposés en mettant en place des livrets individuels de suivi d’exposition aux fumées (date, type d’intervention, port de l’ARI et durée d’exposition) permettant de tracer, et éventuellement d’estimer, l’exposition aux fumées et aux résidus de combustion, pour l’ensemble du personnel.
  • Disposer d’une réserve de vêtements, gants et cagoules décontaminés permettant d’équiper le personnel pour toute nouvelle intervention sur les incendies.
  • S’inspirer du zonage existant concernant les risques NRBC (nucléaire, radiologique, biologique et chimique) pour toutes les interventions pour feu.
  • Adapter, voire réorganiser, les locaux avec un zonage et un circuit « contaminé -décontaminé ».
  • Dans les phases de déblai et de surveillance, considérer la présence de contaminants et prévoir en conséquence la protection respiratoire par l’utilisation de l’ARI ou tout autre appareil respiratoire adapté.
  • Dans les phases de déblai et de surveillance, utiliser des sous-gants à usage unique ou pouvant être facilement décontaminés (nitrile, coton…), en complément des gants de protection contre l’incendie.
  • Mettre en place un protocole de décontamination sur l’exemple suivant :

o Souffler et/ou brosser les tenues, sous ARI.

o Rincer les véhicules et les équipements, voire les tenues dans la mesure du possible.

o Retirer rapidement la cagoule et se nettoyer le visage et les mains.

o Enlever la tenue et la déposer dans un sac hermétique, y compris pour le décontamineur.

o Eviter de stocker du matériel contaminé dans la cabine du véhicule.

 

  • Pour les personnels chargés du nettoyage, utiliser des tenues et des équipements de protection adaptés (sous gants coton ou nitrile, lunettes de protection, protection respiratoire…)
  • Laver, voire décontaminer, tous les matériels (EPI, tuyaux, ARI…) et les tenues (cagoule, gants, casque) utilisés, après chaque intervention sur feu.
  • Laver, voire décontaminer, les tenues de feu dès lors qu’elles sont considérées comme contaminées.
  • Pendre une douche, changer de tenue et de sous-vêtements dès le retour de l’intervention.
  • Organiser un circuit de gestion des effets contaminés.

 

Source : http://sdis.cfdt-fspc.fr/wp-content/uploads/sites/4/2017/09/Rapport-final-CNRACL-fumee-mars-2017.pdf

 

  • Pour terminer, toutes les références des études sont indiquées et peuvent être vérifiées.
  • Le dernier rapport date de mars 2017et est donc récent.
  • Aucune des procédures, ni Européenne ni venant des Etats-Unis d’Amérique ne conseille le port de double EPI tel que des gants en nitrile en dessous des gants d’intervention !
  • Toutes les études conseillent des mesures d’hygiènes spécifique et assez simple à mettre en œuvre.
  • Toutes les études rapportent que la transpiration accélère le phénomène de contamination cutanée et que les tenues absorbent et gardent des particules nocives et qu’il faut procéder à une décontamination régulière.
  • Selon plusieurs études, il n’existe aucune tenue étanche à 100% ou moins contaminées que les autres.
  • Le SLFP a demandé dans plusieurs zones la garantie de la part d’un laboratoire agréé que la réduction de tous les produits toxiques jusqu’au-dessous du niveau légalement autorisé est atteinte (sur les vêtements d’intervention, appareils respiratoire autonome et matériel utilisés à l’intervention) avec le type de nettoyage employée par la zone ainsi que la même garantie de la part du fournisseur de l’équipement de protection.       A ce jour aucune zone n’a donné cette garantie.

 

Contrairement aux accusations diffamatoires de la part de certains agents, le SLFP cite ses sources et se réfère aux conclusions d’experts d’indépendants.

Toutes les pétitions du monde ne feront pas changer l’avis négatif du SLFP par rapport à certaines pratiques prônes par des agents sans aucune données scientifique misent à disposition. Pour rappel, l’employeur fait ce qu’il désire de l’avis d’un partenaire, soit il donne raison à l’avis soit il ne suit pas cet avis. Il est dès lors étonnant que plusieurs zones ont décidés d’interdire ces pratiques !

 

SLFP-Secteur zones de secours

17:33 Écrit par SLFP | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

Les commentaires sont fermés.