jeudi, 03 mai 2018

Le S.L.F.P. souhaite apporter quelques précisions relatives au port de gants en nitrile en dessous des gants de protection lors d’interventions ou d’exercices à chaud.

 

Suite à cette pratique largement exportée, sans aucune analyse des risques, par certains instructeurs et un officier d’une zone de la Province de Liège, le SLFP rappelle que lors de l’introduction d’un nouvel EPI l’avis du comité de prévention et de protection  au travail doit être demandé.  Cette demande a été effectuée au sein du comité d’une zone de la Province de Liège.  Afin d’être certains de ne pas donner un avis qui pourrait introduire un nouveau danger pour le personnel, le SLFP a demandé l’avis de personnes, indépendantes (Donc pas des experts du SLFP comme affirmé dans un courrier diffamatoire) et également au SPF Intérieur.  Suite à l’avis du conseillé en prévention, suite à l’avis du fabricant des gants du marché de la centrale d’achat, des ingénieurs de la centrale d’achat et du KCCE, le SPF Intérieur ne recommande pas le port de gants en nitrile en dessous des gants d’interventions lors d’exercices à chaud ou d’interventions incendie.

Plusieurs autres conseillés en prévention, médecin du travail, un professeur de l’Hôpital Universitaire de Zurich, plusieurs agents opérationnels des zones des secours, etc... déconseillent également cette pratique.  Le SLFP a donc donné un avis négatif au port de tels gants UNIQUEMENT pour les agents opérationnels d’une zone de secours car le SLFP secteur zones de secours n’est pas compétent pour les instructeurs indépendants (ils peuvent se promener en ciré jaune de pêcheur de crevettes), ni pour les instructeurs d’une école provinciale.   Sans autres études sérieuses et/ou analyse des risques prouvant que les gants en nitrile ne posent aucun danger supplémentaire, le SLFP ne reviendra pas sur son avis négatif malgré sous la menace de démission et de pétition de la part de certains « experts » en la matière.

 

Pour information, un agent opérationnel d’une zone de secours a été brûlé aux mains en intervention et deux autres lors d’une formation à chaud dans une école Provinciale en quelques mois. Imaginez-vous une brûlure avec du nitrile sur votre peau ? Cette brûlure devra être traitée comme une brûlure chimique selon les médecins d’un hôpital spécialisé dans les soins des brûlés !

Le SLFP est conscient des risques de contamination par des particules cancérigènes pour les pompiers mais préfère se fier aux études fiables du NIOSH (agence fédérale américaine chargée de mener des recherches et formuler des recommandations pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles) Cette agence est, notamment, à l’origine de la découverte de nombreux cas de cancer chez les pompiers suite à une étude sur des agents ayant été pompier de 1950 à 2009.

Dans une étude plus récente, cette même agence a constaté a démontré que l’application de règles d’hygiène au travail, par le biais de bio traçabilité chez les pompiers, a mené à des concentrations similaires voir inférieures des niveaux d’HAP dans le corps des pompiers comparés aux professions ayant une faible exposition à ces produits chimiques.

 

Les procédures d’hygiène sont donc les meilleures procédures, après l’utilisation des EPI mis à disposition par l’employeur, pour éviter la contamination par des particules nocives.  Encore une fois, ce n’est pas une organisation syndicale ni l’un ou l’autre instructeur qui invente ces études mais bien une agence spécialisée indépendante américaine !

Les questions à se poser concernant l’hygiène doivent l’être, également, au sein des centres de formation :

Est-ce qu’il y a assez de douches pour le nombre d’agents en formation?

Est-ce que mes tenues sont changées à chaque brûlage ?

Est-ce que des tenues de rechange sont disponibles en suffisance ?

Est-ce que ma cagoule est changée à chaque brûlage ?

Est-ce que des lingettes pour me laver les mains et le visage sont disponibles ?

Est-ce que des gants en nitrile et des masques filtrants sont à ma disposition pour me déshabiller ou manipuler les EPI ou le matériel ?

 

Les formateurs sont les agents les plus souvent exposés à la contamination lors des exercices à cause des expositions thermiques des bois agglomérés et assimilés et la fréquence de leur exposition :

Disposent-ils tous d’EPI en suffisance ?  Qui choisit ces EPI ? Qui procède à une analyse des risques ? Qui est responsable de la surveillance de leur santé ?

Les questions sont encore nombreuses pour les formateurs mais, encore une fois, ce n’est pas de la compétence du SLFP secteur zones de secours alors que la plupart des critiques envers le SLFP viennent de la part de ses instructeurs. Sont-ils donc tous en parfaite sécurité et profitent-ils tous de conditions d’hygiènes idéales ?

Différentes études démontrent que les poignets, les jambes et le cou sont les zones les plus contaminées par de substances nocives.  Pourquoi protéger que les mains par des gants en nitrile induisant un risque supplémentaire ? Pourquoi pas une combinaison complète en dessous de la tenue feu ? Pour terminer, dans plusieurs zones de secours, les 3 organisations syndicales ont donnés un avis négatif au port de gants en nitrile alors qu’il n’y a que le SLFP qui fait l’objet de critiques.

Pourquoi ? A cause d’un visionnaire qui trouve qu’il est en avance par rapport à la législation ?

11:05 Écrit par SLFP | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

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